BFMTV

Pour Emmanuel Macron, un regain d'optimisme "sans triomphalisme"

Emmanuel Macron devant les maires à Souillac.

Emmanuel Macron devant les maires à Souillac. - Capture BFMTV

Les sondages indiquent une amélioration dans la cote de popularité du Président. Mais lors des grands débats ou dans les rangs des gilets jaunes, les mécontents sont encore nombreux.

Un petit bol d’air. C’est ainsi qu’on peut qualifier la récente remontée dans les sondages du président de la République. La popularité d’Emmanuel Macron atteint désormais les 27% d’opinion favorable, selon le baromètre Ifop pour le JDD publié ce dimanche. Mais il y a encore de la route avant de retrouver l’engouement de l’élection présidentielle.

L'aisance de Macron face aux maires saluée

Tous les instituts de sondage le confirment: ça va mieux. Le 10 janvier, Emmanuel Macron gagnait un point pour s'établir à 22% dans un sondage Kantar Sofres Onepoint pour Le Figaro Magazine. Ce dimanche, c’est donc le baromètre Ifop qui atteste également de ce regain de popularité. Une embellie qui s’explique par trois raisons, d’après Nicolas Prissette, notre éditorialiste politique.

“Le grand débat suscite l’intérêt et le président a été à son aise, notamment en Normandie. Il y a aussi une ouverture faite envers l’opinion, notamment sur des points chauds comme les 80km/h, où l'on comprend que cette mesure serait adaptée au cas par cas. Enfin avec sa fermeté dans son discours de maintien de l’ordre, Emmanuel Macron gagne des points dans l’électorat de droite”

Un sentiment partagé dans les couloirs de l’Élysée:

"Le fait que les débats aient été des succès d’audience est un signe encourageant, mais nous ne sommes pas triomphalistes. La crise est loin d’être finie", précise une source du Palais au JDD.

Encore 72% de mécontents 

L'exécutif ne veut surtout pas crier victoire trop vite car les indicateurs ne sont pas pour autant très encourageants. Toujours selon le baromètre Ifop, 72% des Français sont mécontents d’Emmanuel Macron.

Un rejet qui s’illustre aussi dans la mobilisation des gilets jaunes qui ne faiblit pas. 84.000 personnes ont manifesté samedi dans toute la France, soit la même mobilisation que la semaine dernière.

Si l'Elysée se défend de tout triomphalisme, c’est aussi parce que le grand débat ne mobilise pas toute la population. Ce sont majoritairement des seniors qui participent aux réunions.

“Ils représentent un tiers de l’électorat donc c’est normal. Mais l’enjeu du débat est justement que toutes les franges de la population soient entendues, écoutées. Sinon, il y aura davantage de revendications catégorielles sur la CSG que sur l’emploi des jeunes par exemple”, analyse Nicolas Prissette.

Emmanuel Macron a jusqu’au 15 mars pour réussir à séduire les plus jeunes afin qu’ils apportent leur contribution. D’ici là, le président a également l’intention de participer à deux rencontres par semaine avec des maires.

“Le chemin va être très long”, reconnaît un conseil de l’Elysée au JDD.