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Pour Edouard Philippe, "un sondage ne vaut rien du tout deux ans et demi avant une présidentielle"

Le Premier ministre Édouard Philippe s'en est pris, ce mercredi soir sur BFMTV, aux sondages d'intentions de vote publiés trop longtemps en amont des scrutins.

Invité sur notre antenne ce mercredi soir pour évoquer la réforme immigration du gouvernement, Édouard Philippe a réfuté avoir envisagé un quelconque duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron pour la prochaine présidentielle, si tôt avant le scrutin. Le chef du gouvernement, interrogé par Ruth Elkrief, a affirmé qu'un "sondage ne (valait) rien du tout deux ans et demi avant une présidentielle".

Deux ans et cinq mois après l'élection d'Emmanuel Macron, le duel Marine Le Pen - Emmanuel Macron de 2017 pourrait pourtant à nouveau être l'objet de l'élection de 2022. Les intentions de vote des Français donnent une nouvelle fois la candidate Rassemblement national et Emmanuel Macron au coude-à-coude, selon notre sondage L'Opinion en direct publié fin octobre. 

"Ça n'a aucun sens"

"Je vais vous dire, s'il y a quelqu'un dans le monde politique, qui sait que n'importe quel sondage ne vaut rien du tout deux ans et demi avant une présidentielle, c'est bien moi", a déclaré le Premier ministre, en référence à l'élimination prématurée d'Alain Juppé, son mentor politique, à la primaire de l'UMP en 2016.

"J'ai payé pour voir, si j'ose dire. Ça n'a aucun sens. Je ne crois pas une seule seconde à la valeur prédictive d'un sondage sur l'élection présidentielle maintenant, et j'encourage vivement ceux qui les commentent et qui les payent, à ne pas le faire", a ajouté Édouard Philippe. Et d'ajouter: "Si le président souhaite se représenter en 2022, peut-être qu'il aura face à lui un candidat communiste, peut-être un socialiste, ou un Républicain. Mais j'observe qu'aux dernières élections, présidentielle et européenne, ceux qui sont arrivés en tête étaient le Front national et LaREM. Peut-être qu'en 2022 ce sera différent", a-t-il poursuivi, disant "espérer qu'à la fin c'est le président de la République qui gagnera".
Jeanne Bulant