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Politique

Pour Darmanin, les propos de Gims ne sont "pas une bonne preuve d'assimilation à la société française"

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée, le 15 décembre 2021 à Paris

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée, le 15 décembre 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Alors que le chanteur a présenté ses excuses après sa vidéo polémique et qu'il souhaite à nouveau demander la nationalité française, Gérald Darmanin juge que l'artiste ne fait pas preuve de son "assimilation à la communauté française".

Une fin de non-recevoir. Gérald Darmanin a jugé sévèrement la demande de Gims, qui souhaite à nouveau accéder à la nationalité française, après un refus de l'administration en 2017, quelques semaines après la polémique sur la vidéo dans laquelle l'artiste appelait à ne plus "lui souhaiter bonne année" pour des raisons religieuses.

"Les tenants de l'islam rigoriste ne sont pas la preuve de la bonne assimilation"

"Je ne vais pas rentrer dans les cas particuliers mais on a déjà refusé la nationalité française à ce monsieur. Je veux dire qu’il y a un article très simple du code civil, l’article 21-24. Nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française. De manière générale, les tenants de l’islam rigoriste ne sont pas une bonne preuve de l’assimilation à la communauté française", a ainsi estimé le ministre de l'Intérieur ce mardi sur France inter.

"Des instructions très claires sont données"

"Cette vidéo, je la regrette totalement", a cependant confié Gims dans les colonnes du JDD ce dimanche. "Je referai une demande de nationalité", a-t-il encore déclaré, estimant que l'un de ses "plus grands regrets" était de ne pas être français.

Ce meaculpa ne convainc pas le locataire de la Place Beauvau.

"Moi j'assume le fait que des instructions sont très clairement données pour refuser la nationalité française, qu'on soit connu ou pas connu, lorsqu'on est tenant d'un islam rigoriste", a fait valoir Gérald Darmanin.

Et de poursuivre: "Les services du ministère de l'Intérieur vont réétudier sa demande puisqu'on le fera évidemment, mais ne pas souhaiter bonne année parce que ce ne serait pas conforme à ce qu'auraient fait les amis, les frères de tel ou tel personnage, aussi sacré soit-il, ce n'est pas une bonne preuve d'assimilation à la société française".

Marie-Pierre Bourgeois