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Pont effondré en Haute-Garonne: Wargon salue les deux témoins qui ont secouru une des victimes

Emmanuelle Wargon à Mirepoix-sur-Tarn

Emmanuelle Wargon à Mirepoix-sur-Tarn - BFMTV

Ce lundi, un pont enjambant le Tarn s'est effondré en Haute-Garonne, au niveau de Mirepoix-sur-Tarn. On déplore les morts d'une adolescente et celle du chauffeur du poids-lourd qui s'était engagé sur la structure.

Un pont enjambant le Tarn s'est écroulé ce lundi matin à hauteur de Mirepoix-sur-Tarn, en Haute-Garonne. Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat auprès de la ministère de la Transition écologique, s'est rendue sur place dans la soirée aux côtés de Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur.

Un "drame terrible" suivi d'un "moment de solidarité" 

Commentant cette chute qui a causé la mort d'une adolescente et celle du chauffeur du poids-lourd qui s'était engagé sur le pont, la secrétaire d'Etat a déploré un "drame terrible". Elle a également exprimé son "soutien", ainsi que celui du gouvernement, et a salué un "moment de solidarité" des forces de l'ordre, des pompiers mais aussi de la population. Elle a donné quelques exemples: 

"Nous avons rencontré une jeune femme qui revenait du travail, s’est arrêtée, est descendue sur les berges avec une autre personne pour tenter de sauver les personnes qui étaient dans l’eau et qui a d’ailleurs contribué à sauver l’une des femmes qui étaient dans l’eau. Nous avons deux sapeurs-pompiers qui se sont engagés tout de suite dans l’eau alors qu’ils n’avaient pas l’équipement nécessaire là aussi pour mener les opérations de sauvetage".

Un pont qui n'était "pas considéré comme sensible"

L'effondrement d'un pont à Gênes, en Italie, le 14 août 2018, avait motivé la rédaction d'un rapport parlementaire sur la vétusté éventuelle des infrastructures françaises. Ces travaux avaient mis en lumière le mauvais état de 25.000 d'entre elles. Cependant, ce pont métallique, au-dessus Tarn, n'était pas du lot, comme l'a signalé dans la journée le Conseil départemental local. Emmanuelle Wargon a livré davantage de détails sur les examens réalisés précédemment autour de cette installation aujourd'hui sinistrée: 

"Ce pont n’était pas considéré comme un ouvrage sensible et surtout il avait été inspecté sous la responsabilité du Conseil départemental et par un organisme d’Etat, qui s’appelle le Cerema, un organisme spécialisé, en 2017. C’était une inspection approfondie, suivi d’une inspection plus légère en 2018, qui n’avait montré aucune difficulté particulière."

Elle a ajouté: "Mais il y a bien sûr une enquête judiciaire qui s’engage et le ministère de l’Ecologie et des Transports a mobilisé une enquête du Bureau Enquêtes et Accidents pour comprendre ce qu’il s’est passé et en tirer des enseignements pour d’autres structures, d’autres ouvrages, d’autres ponts, si c’était nécessaire."

Robin Verner