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Politique

Polémique après le viol et le meurtre d'Agnès

Le viol et le meurtre d'une adolescente d'un lycée-collège de Haute-Loire donne lieu à une polémique. L'établissement du Chambon-sur-Lignon où l'adolescente et le meurtrier présumé étaient tous deux scolarisés a en effet fait savoir dimanche qu'il ignorai

Le viol et le meurtre d'une adolescente d'un lycée-collège de Haute-Loire donne lieu à une polémique. L'établissement du Chambon-sur-Lignon où l'adolescente et le meurtrier présumé étaient tous deux scolarisés a en effet fait savoir dimanche qu'il ignorai - -

Le viol et le meurtre d'une adolescente d'un lycée-collège de Haute-Loire, Agnès, donne lieu à une vive polémique. La direction de l'établissement, où l'auteur présumé était scolarisé, dit ne pas avoir été au courant de ses antécédents judiciaires.

L'établissement du Chambon-sur-Lignon où l'adolescente et le meurtrier présumé étaient tous deux scolarisés a en effet fait savoir dimanche qu'il ignorait que le lycéen qui a avoué les faits avait été impliqué dans une affaire de viol en 2010.

Le collège-lycée a découvert le passé du lycéen lors d'un point de presse donnée samedi par le procureur chargé du dossier, a indiqué Jean-Michel Hieaux, vice-président de l'établissement, lors d'une conférence de presse.

"La direction du collège Cévenol a découvert, en même temps que les parents d'Agnès, en même temps que les élèves et leurs familles, l'effroyable vérité", a-t-il dit.

"Nous avions accepté dans notre établissement un jeune garçon convaincu de viol", a-t-il ajouté. "Nous sommes à la fois sidérés et indignés".

L'établissement savait simplement que le lycéen, âgé de 17 ans, avait été placé en détention mais ignorait pourquoi, a-t-il dit.

Dimanche soir, le ministre de la Justice, Michel Mercier, a annoncé l'ouverture d'une enquête.

Le corps calciné d'Agnès, âgée de 13 ans, a été retrouvé vendredi dans un bois des environs du Chambon-sur-Lignon. Le lycéen qui a reconnu les faits a été mis examen. Une "marche blanche" s'est déroulée dimanche dans la commune.

L'affaire a également pris dimanche un tour politique quand Marine Le Pen y a réagi en proposant un référendum sur le rétablissement de la peine de mort, s'y déclarant favorable pour "ceux qui tuent nos enfants".

"Il faut rompre avec des décennies de laxisme à l'égard de la délinquance", a déclaré sur Europe 1 la présidente du Front national avant d'appeler à "réduire le délai de traitement, notamment des crimes commis par les mineurs".

Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle de 2012 en France, a proposé en outre de demander aux Français s'ils souhaitaient le rétablissement de la peine capitale.

"Je crois que c'est un sujet dont les Français doivent se saisir", a-t-elle dit. "J'organiserai (si je suis élue) un référendum pour demander aux Français de faire le choix entre la peine de mort et la réclusion criminelle à perpétuité réelle."

"Je pense que ceux qui tuent nos enfants doivent risquer leur peau", a-t-elle ajouté.

Patrick Vignal, édité par Jean-Philippe Lefief