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PMA pour toutes: des députés demandent de "parachever" la loi bioéthique "dès septembre"

Une manifestation en faveur de la PMA en 2013

Une manifestation en faveur de la PMA en 2013 - Lionel Bonaventure-AFP

L'agenda parlementaire a été complètement bouleversé par la crise du coronavirus, empêchant les élus d'examiner en deuxième lecture le texte qui autorise la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes.

Les députés rapporteurs de la loi bioéthique réclament que le Parlement "parachève" dès la "rentrée de septembre" l'examen de ce texte ouvrant la PMA à toutes les femmes, dans un courrier adressé au Premier ministre.

Si ces élus de la majorité et le PS Hervé Saulignac "approuvent le traitement en urgence" de textes liés au coronavirus, il leur "semble important que cette loi ne fasse pas l'objet d'un report supplémentaire au-delà de l'automne".

"Ce texte majeur est pourtant attendu par beaucoup de nos concitoyens car il couvre un champ vaste, apportant des solutions à nombre d'entre eux", notamment, "l'accès aux techniques de procréation pour toutes les femmes et la reconnaissance juridique de toutes les familles", insistent ces députés, dont le "marcheur" Jean-Louis Touraine.

"Une urgence"

"À bien des égards, cette loi de bioéthique est devenue une urgence. (...) Certaines femmes attendent depuis plusieurs années la réalisation de leur projet procréatif et, approchant de l'âge limite, elles savent que leur fécondité a déjà beaucoup diminué", poursuivent-ils.

"Les chercheurs français sont aussi dans l'attente, depuis déjà de nombreux mois, d'une évolution de certaines règles pour lancer ou poursuivre leurs travaux, offrant de nouvelles possibilités thérapeutiques aux patients", ajoutent-ils à propos de ce vaste projet de loi.

Un agenda parlementaire bouleversé

L'agenda parlementaire a été complètement bouleversé par la crise du coronavirus, empêchant les élus d'examiner en deuxième lecture ce texte qui autorise la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes.

Le président du groupe des députés LaREM Gilles Le Gendre avait jugé jeudi dernier qu'il était "impossible" d'adopter le texte "avant l'été", et "espéré que nous pourrons l'adopter d'ici la fin du quinquennat", provoquant des réactions inquiètes de parlementaires, jusque dans son camp.

"Elle le sera dans les tous prochains mois", avait tenté de rassurer le ministre de la Santé Olivier Véran dans un tweet.

C.Bo. avec AFP