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Pas de contrepartie à la libération de Reiss, assure Kouchner

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé dimanche que la libération de Clotilde Reiss par les autorités iraniennes n'avait fait l'objet d'aucune contrepartie de la France. /Photo prise le 1er mai 2010/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé dimanche que la libération de Clotilde Reiss par les autorités iraniennes n'avait fait l'objet d'aucune contrepartie de la France. /Photo prise le 1er mai 2010/REUTERS/Gonzalo Fuentes - -

PARIS - La libération de Clotilde Reiss par les autorités iraniennes n'a fait l'objet d'aucune contrepartie de la France, affirme Bernard...

PARIS (Reuters) - La libération de Clotilde Reiss par les autorités iraniennes n'a fait l'objet d'aucune contrepartie de la France, affirme Bernard Kouchner.

Invité de Radio J, le ministre français des Affaires étrangères a assuré que le retour en France de la jeune universitaire, qui a vu sa condamnation pour espionnage commuée samedi en amende par Téhéran, n'avait "aucun rapport" avec le sort des Iraniens détenus en France.

"Il n'y a eu aucune contrepartie. Cette succession de décisions judiciaires - et en France, on n'influence pas des décisions des juges - n'a rien à avoir avec un marchandage éventuel, un marchandage allégué, rien à voir", a-t-il dit dans le cadre du forum de Radio J diffusé dimanche.

Le 5 mai, la justice française a refusé de livrer à Washington un ingénieur iranien, Majid Kakavand, à qui les Etats-Unis reprochent des achats jugés frauduleux de matériels électroniques militaires.

Un autre Iranien détenu en France, Ali Vakili Rad, condamné en 1994 à perpétuité pour le meurtre en 1991 de l'ancien Premier ministre du Chah, Chapour Bakhtiar, a formulé une demande de libération conditionnelle. Le tribunal d'application des peines de Paris, qui a reporté plusieurs fois sa décision sur ce dossier, a indiqué qu'il statuerait le 18 mai.

"Il n'y a aucun rapport entre ces deux affaires iraniennes, qui ont été traitées par la justice française, et la libération de notre otage", a dit Bernard Kouchner.

Le chef de la diplomatie française a déclaré que cet heureux dénouement ne changeait rien à "notre décision, avec la communauté internationale, de travailler sur une résolution du Conseil de sécurité" de l'Onu contre l'Iran s'agissant de son programme nucléaire.

Sophie Louet