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Pas de changement de cap mais "plus de proximité" et "d'humanité", annonce Richard Ferrand

Richard Ferrand à l'Assemblée nationale - image d'illustration

Richard Ferrand à l'Assemblée nationale - image d'illustration - Etienne Laurent - AFP

Richard Ferrand a également assuré qu'il n'y aurait ni remaniement, ni congrès cet été, estimant que la majorité avait été "confirmée".

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), a affirmé lundi sur RTL, au lendemain des européennes, que le gouvernement ne changerait pas de cap, mais qu'il mettrait "plus de proximité, plus d'humanité" dans ses méthodes. Bien que la liste LaREM-MoDem soit arrivée derrière le RN, "le gouvernement est solide, la majorité est soudée" et "il convient de continuer sans qu'il soit nécessaire de donner de nouvelles orientations", selon l'ancien ministre.

Il a évacué tout remaniement car "pour qu'un remaniement serve à quelque chose, il faut qu'il soit incarné par des personnes qui porteraient un cap politique différent", or cela n'est pas nécessaire selon lui.

"Plus de proximité, de concret et d'humanité"

"La majorité a été confirmée (...) un signal très fort a été donné en matière d'enjeux écologiques" dans la campagne de LaREM et il faut continuer dans cette voie", a fait valoir Richard Ferrand, qui veut aussi "continuer à réformer pour que le chômage continue à baisser".

Cependant, le 25 avril lors de sa conférence de presse, "le président de la République a dit qu'il faut à la fois travailler plus en proximité de nos concitoyens, veiller à ce que ce que nous votons s'incarne plus vite dans la vie concrète". Donc "plus de proximité, plus de concret, plus d'humanité", préconise aussi le président de l'Assemblée.

"Comme annoncé le 25 avril, il convient que l'acte 2 s'incarne dans des méthodes un peu différentes", en étant "plus proche, plus à l'écoute des élus locaux, des grandes associations, des organisations syndicales", plaide cet ancien socialiste.

Pas de congrès de prévu

"Nous devons être particulièrement à l'écoute des Français qui ne se sont pas reconnus dans le projet européen que nous portions (...) Les résultats du scrutin sont "le miroir des nombreuses fractures que nous connaissons dans notre pays, dont la crise des gilets jaunes a aussi été l'un des symptômes. Les Français veulent que nous transformions le pays pour eux et avec eux, c'est un changement radical que nous devons réussir", a analysé sur LCI le chef de file des députés LaREM Gilles Le Gendre,

Emmanuel Macron doit-il être moins en première ligne? "Le président de la République, c'est pas la Reine d'Angleterre (...) c'est un tempérament!", a encore répondu Richard Ferrand. Quant à l'hypothèse d'une réunion du Congrès à l'été, "il me semble que le 25 avril le président de la République a donné le propos essentiel pour l'acte 2 du quinquennat" et "si un Congrès devait avoir lieu, il faudrait qu'il ait un objet particulier, qu'il y ait des sujets qui le méritent", aux yeux du président de l'Assemblée.

G.D. avec AFP