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Selon Hamon, le PS aurait perdu la présidentielle "quelle que soit l'identité du candidat"

Le fondateur du "mouvement du 1er juillet" estime que sa défaite lors de l'élection présidentielle s'explique par "la fin de cycle" du Parti socialiste.

Invité de BFM Politique ce dimanche, Benoît Hamon est revenu sur sa sévère défaite lors de l’élection présidentielle. L’ex-candidat du Parti socialiste a estimé que ce revers était notamment dû à "une fin de cycle qui s’est incarnée dans une série de résultats dès les élections municipales".

"Les socialistes ont connu des revers électoraux extrêmement importants et il fallait que nous nous interrogions sur le sens qu’il y avait à continuer à se revendiquer d’une famille politique dont on mesure finalement qu’elle était très divisée en son sein, qu’elle ne se retrouvait sur plus aucun sujet politique véritablement émancipateur", a reconnu le fondateur du "mouvement du 1er juillet".

Et cette fin de cycle "se traduit par le résultat aux élections présidentielles et législatives où tous les députés, quel qu’était leur regard sur le quinquennat quand ils étaient socialistes, ont été sanctionnés", a poursuivi Benoît Hamon. Et de poursuivre: "C’est une étiquette qui a été sanctionnée, un bilan et une forme d’absence d’éthique collective. […] Je pense que, quelle que soit l’identité du candidat, les socialistes n’auraient pas gagné l’élection présidentielle. Je le crois intimement".

"Planter, semer, jardiner des idées nouvelles"

L'ancien frondeur a toutefois admis avoir "été sincèrement" candidat pour être président de la République tout en reconnaissant qu'au vu des enquêtes d'opinions, l'hypothèse d'une victoire était "assez faible". Convaincu d'une défaite inéluctable, Benoît Hamon explique qu'"il fallait mieux semer, planter, pour jardiner ensuite des idées nouvelles.

"Le choix politique que nous avons fait, collectif, était, plutôt que de rentrer dans un débat qui consistait à savoir s’il fallait défendre ou pas le quinquennat de François Hollande, de nous projeter vers l’avant en assumant de dire qu’il y avait de grandes transitions qui mettaient le socialisme au défi de la modernité. [...] Nous avons voulu traiter ces questions-là en faisant le pari que ce que nous semions, ce que nous plantions pourrait éclore plus vite derrière".

Paul Louis