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Rythmes scolaires: "J'ai eu tout le monde contre moi", se plaint Peillon

Vincent Peillon dans la cour de l'Elysée, en janvier 2014.

Vincent Peillon dans la cour de l'Elysée, en janvier 2014. - -

Vincent Peillon s'est plaint, ce lundi, d'avoir été attaqué de toutes parts au sujet de sa réforme des rythmes scolaires, par des "gens qui ignoraient d'ailleurs l'alpha et l'oméga du sujet".

L'ancien ministre PS de l'Education nationale, Vincent Peillon, a affirmé lundi qu'il avait eu "tout le monde" contre lui, avec "un déchaînement médiatique invraisemblable", lorsqu'il a tenté de réformer les rythmes scolaires.

"Je n'ai pas vu qu'un responsable, j'ai eu tout le monde contre moi, un déchaînement médiatique invraisemblable, de gens qui ignoraient d'ailleurs l'alpha et l'oméga du sujet, des syndicats qui pour certains étaient bloqués, des parents d'élèves inquiets, une confusion générale", a regretté sur LCI et Radio classique Vincent Peillon, remplacé au ministère par Benoît Hamon après les municipales de mars.

"Je ne peux pas dire que le pays ait une grande facilité à faire des réformes, en particulier dans l'éducation, dont tout le monde convient qu'elles sont nécessaires", a-t-il déploré, ajoutant que "tout le monde se prononce pour pendant des années et puis au moment où il faut passer à l'acte...".

Peillon n'a "aucune" amertume

Alors qu'on lui demandait s'il en concevait de l'amertume, Vincent Peillon a répondu: "aucune, mais un souci: persévérons, ne lâchons pas ce que nous avons mis en place. La formation des enseignants ce n'est pas fini, la révision des programmes ça ne fait que commencer, le numérique on a du retard..."

"Il faut continuer pendant cinq ou dix ans dans la même direction", a-t-il poursuivi, jugeant que "c'est ce que fait" son successeur.

Un décret sur les rythmes scolaires introduisant les assouplissements prévus par Benoît Hamon, pour les communes peinant à mettre en place la semaine de 4,5 jours à la rentrée de septembre, est paru jeudi dernier au Journal Officiel.

A. D. avec AFP