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PS: Cambadélis souhaite "une alliance populaire" à gauche

Jean-Christophe Cambadélis souhaite que sa motion soit élue très majoritairement en juin.

Jean-Christophe Cambadélis souhaite que sa motion soit élue très majoritairement en juin. - Thomas Samson - AFP

L'actuel premier secrétaire du Parti socialiste, et grand favori pour sa succession, est revenu dimanche matin sur la motion qu'il présentera lors du congrès de Poitiers en juin.

Le grand rassemblement. Voilà ce que propose Jean-Christophe Cambadélis. L'actuel premier secrétaire du Parti socialiste, et grand favori à sa propre succession, a annoncé vouloir construire un parti en vue des futures échéances électorales qui ne soit "ni social-libéral, ni mélenchonisé". Exit donc les bisbilles internes et autres sorties des frondeurs, l'homme de la rue de Solférino veut une formation qui puisse rassembler une "alliance populaire" à gauche.

Entérinées samedi, les quatre motions concurrentes sur lesquelles les militants socialistes auront à se prononcer pour définir l'avenir de leur mouvement seront déposées officiellement dimanche. Invité du Grand rendez-vous sur Europe 1/Le Monde/iTélé, Jean-Christophe Cambadélis a souhaité que sa proposition soit "très largement majoritaire". Une manière selon lui "que le Parti socialiste soit définitivement stabilisé et construise enfin son renouveau".

"Ni social-libéral, ni mélenchonisé"

En réussissant à rallier Martine Aubry à sa cause, le premier secrétaire du PS se présente plus que jamais comme le grand favori. Lui permettant désormais de justifier cette alliance de deux lignes politiques bien différentes. "Martine Aubry n'a jamais été à la tête des frondeurs, elle ne les a pas inspirés, elle a une orientation politique qui lui est propre, elle a toujours voulu se situer au centre du Parti socialiste", estime-t-il.

Poursuivant, Jean-Christophe Cambadélis explique que "les personnalités qui se sont rassemblées" sur sa motion partagent désormais trois idées simples. "Le sens de l'intérêt général de la gauche, la volonté que le gouvernement réussisse dans le redressement du pays, et enfin la nécessité d'avoir un parti socialiste qui soit ni social-libéral ni mélenchonisé", détaille le premier secrétaire du PS, en référence aux différents sons de cloche qui se font entendre depuis l'élection de François Hollande.

Pas de commission de synthèse en juin

Ce consensus est selon lui le fruit d'un long travail de discussion. "On a passé des heures et des heures à discuter ligne à ligne, mot à mot" la motion, a expliqué Jean-Christophe Cambadélis.

Annonçant dans le même temps, que lors du congrès de Poitiers, la commission de synthèse, qui relançait les débats au cours de ce grand rassemblement socialiste, ne se tiendra pas. "Il n'y aura pas la fameuse commission de synthèse, il y aura une majorité qui permettra la clarté".

J.C. avec AFP