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Plan d'économies: "Valls doit écouter la majorité", pour Peillon

Vincent Peillon était l'invité de BFMTV et RMC mardi matin.

Vincent Peillon était l'invité de BFMTV et RMC mardi matin. - -

Élections européennes, situation du PS, plan d'économies... Vincent Peillon, ex-ministre de l'Education et candidat aux élections européennes, était l'invité de BFMTV et RMC mardi.

Vincent Peillon était l'invité de BFMTV et RMC ce mardi. Candidat socialiste aux élections européennes dans le Sud-Est, il est désormais en campagne, alors que le Parti socialiste traverse une mauvaise passe. Retrouvez ici l'essentiel de son interview.

#L'optimisme: "le gouvernement va dans la bonne direction"

Vincent Peillon affiche son optimisme: le plan d'économies alternatif, proposé par des députés PS à Manuel Valls? "Je m'en réjouis", affirme-t-il. "C'est la première fois que je vois un dialogue se nouer comme ça, sur le fond, entre l'exécutif et les parlementaires. Manuel Valls avait dit qu'il voulait un dialogue avec la majorité: il a finalement occupé tout le week-end. C'est un moment démocratique très important. On ne peut pas prendre des mesures aussi importantes dans l'aveuglement, sans en discuter, parce qu'il va falloir les assumer."

"Un certain nombre de Français sont en difficultés, d'autres se portent mieux", poursuit Vincent Peillon: "je pense que Manuel Valls ne doit pas se tromper dans ses choix, et qu'il doit écouter sa majorité".

D'une manière plus générale, Vincent Peillon montre son soutien au nouveau gouvernement, dont il ne fait plus partie: "je veux qu'il réussisse. Il est dans la bonne direction, il ne faut rien lâcher".

#L'aveu: "ça ne me manque pas du tout d'être ministre"

Mais si Vincent Peillon a quitté le gouvernement, il affirme ne pas le regretter: "ça ne me manque pas du tout d'être ministre", avance-t-il. "J'ai toujours considéré qu'on n'est jamais propriétaire de sa fonction. D'ailleurs, je n'ai jamais conçu la vie politique comme une carrière!"

Mais l'ancien ministre de l'Education reconnaît avoit été victime d'une "personnalisation" de la réforme des rythmes scolaires. "Sur ce dossier, il faut sortir des débats politiciens", affirme-t-il. "C'est sans doute une réforme difficile", admet-il, appelant son successeur Benoît Hamon à en "garder l'essentiel" et à "rechercher l'intérêt des enfants".

#La promesse: "moi, je siègerai au Parlement européen"

Vincent Peillon, candidat aux européennes et lui-même ancien député européen, le promet: "je siègerai, et je porterai mes dossiers", parmi lesquels "la taxation des transactions financières", ou encore "la lutte contre l'évasion fiscale". Mais il juge les critiques sur le peu de présence au Parlement européen de certains eurodéputés "injustes". "Ce n'est pas uniquement le temps de présence qui juge du travail d'un eurodéputé. Quand vous êtes en voyage à l'étranger pour une mission, ou que vous répondez aux médias, vous n'êtes pas présent, mais vous travaillez! Ce petit jeu permanent de vouloir classer les députés est réducteur".

A. K.