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Européennes: Berès et Durand s'invectivent à l'aide de Molière

La tête de liste PS en Ile-de-France pour les européennes, Pervenche Berès, a traité samedi "d'euro-Scapin" Pascal Durand.

La tête de liste PS en Ile-de-France pour les européennes, Pervenche Berès, a traité samedi "d'euro-Scapin" Pascal Durand. - -

La tête de liste PS en Ile-de-France pour les européennes, Pervenche Berès, a traité samedi "d'euro-Scapin" Pascal Durand, tête de liste EELV, pour avoir qualifié les socialistes, sans les nommer, "d'euro-tartuffes".

La tête de liste PS en Ile-de-France pour les européennes, Pervenche Berès, a traité samedi "d'euro-Scapin" Pascal Durand, tête de liste EELV, pour avoir qualifié les socialistes, sans les nommer, "d'euro-tartuffes".

S'exprimant, comme Pascal Durand, dans une tribune au jdd.fr, Pervenche Berès joue à son tour des métaphores tirées du théâtre de Molière et fustige la "cruelle fanfaronnerie" de "l'euro-Scapin" que serait l'ancien numéro un d'EELV. Scapin, rappelle-t-elle, était un "valet intrigant et perfide".

Elle lui reproche de négliger "à dessein les avancées sociales que nous avons arrachées, militants de chaque instant, en dépit d'une majorité conservatrice au sein du Conseil", comme la préservation de l'aide alimentaire européenne.

"Son idole Daniel Cohn-Bendit"

"L'euro-Scapin, qui se fait à plusieurs endroits euro-olibrius, fustige enfin la duplicité des discours et des actes (...) Devons-nous lui rappeler que nous nous sommes opposés à l'unanimité au vote du renforcement absurde du pacte de stabilité par le 6-Pack", paquet de six législations européennes adopté fin 2011 et prévoyant des sanctions plus rapides pour les pays jugés laxistes en matière budgétaire.

"Devons-nous lui rappeler que son idole Daniel Cohn-Bendit, membre de la délégation EELV et Co-Président du groupe des Verts au Parlement européen, a préféré s'abstenir sur le renforcement de ce régime disciplinaire imposé par la droite aux Etats en proie aux pires difficultés budgétaires?", ajoute Pervenche Berés.

"Plus forts que les euro-sceptiques ou les euro-béats, voici venu le temps des euro-tartuffes", avait écrit Pascal Durand. "Ils n'ont jamais de mots assez forts à Paris ou à Berlin pour pourfendre les reculs de l'Europe politique et sociale" et "quelques semaines plus tard, déserter en rase campagne et faire voter au Parlement - pour la 1ère fois de son histoire -un budget en baisse".

K. L. avec AFP