BFMTV

Départementales: Martine Aubry prend la défense de Manuel Valls sur le FN

Martine Aubry, maire de Lille, à l'Elysée en septembre 2014

Martine Aubry, maire de Lille, à l'Elysée en septembre 2014 - Stéphane de Sakutin - AFP

Martine Aubry estime que Manuel Valls "a raison". Le Premier ministre a en effet redouté ce week-end que la France "se fracasse contre le Front national".

La maire de Lille redoute elle aussi la montée du parti de Marine Le Pen et a tenu ce lundi à rappeler que le Premier ministre Manuel Valls, dont elle n'a pourtant pas toujours été très proche, avait "raison" quand il faisait part de son "angoisse" face au FN.

Le Parti socialiste, réuni autour de Martine Aubry, présentait ce lundi ses candidats pour l'élection départementale dans le Nord à la presse. L'ancienne première secrétaire du PS en a profité pour faire passer un message: oui il faut s'inquiéter de la montée du FN dans les sondages et non, l'UMP -et plus particulièrement son président - n'adoptent pas la bonne attitude.

"Quand je vois aujourd'hui Nicolas Sarkozy répondre à une grande interview... pas un mot sur les départements!", a-t-elle attaqué avant de donner son explication:

"Parce que la solidarité et eux ça fait deux. Ils tiennent le même discours dans le fond que le Front national, sur l'assistanat. La solidarité ils n'aiment pas ça. Ce n'est pas un mot qu'ils aiment et qu'ils souhaitent faire vivre."

Voter PS dès le premier tour

UMP et FN même combat donc, pour la maire de la préfecture du Nord. Redoutant la dispersion à gauche, l'ancienne ministre du Travail a appelé les électeurs à faire front dès le premier tour des élections départementales: "Il faut aller voter au premier tour, car sinon nos candidats ne seront pas au second tour. Il ne faudra pas dire après 'je n'ai pas compris'", a-t-elle mis en garde, se remémorant la présence du FN au second tour de l'élection présidentielle en 2002.

Un danger suffisamment grand à ses yeux pour défendre le Premier ministre, qui a expliqué ce dimanche qu'il redoutait que la France "ne se fracasse contre le Front national".

"Le premier ministre a raison de dire que le FN n'apporte aucune réponse au désarroi des Français", a justifié Martine Aubry.

"En ce qui concerne les communes on voit ce que ça a donné en terme de mauvaise gestion. J'ai toujours été volontariste, on me l'a souvent reproché, mais je pense qu'on ne doit pas avoir peur, on doit combattre et s'adresser à la raison des citoyens", a encore ajouté Martine Aubry.

A. D.