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Collomb: "Valls essaie d'encourager la mutation d'Air France"

Le sénateur-maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb sur BFMTV le 6 octobre 2015.

Le sénateur-maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb sur BFMTV le 6 octobre 2015. - BFMTV

Invité de Ruth Elkrief sur BFMTV mardi soir, le sénateur-maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, a réagi aux violences commises à l'encontre de dirigeants d'Air France lors du comité central d'Air France lundi. "Personne n'accepte les violences qui ont été commises. Le président de la République les a dénoncées. Le Premier ministre les a dénoncées. Tout le monde pense qu'en France il faut préserver l'Etat de droit", a-t-il déclaré.

Selon lui, demain un groupe comme Air France peut disparaître prenant pour exemple une compagnie suisse qui a mis la clé sous la porte. "C'est peut-être parce qu'Air France n'a pas pris le tournant low-cost qu'on connaît ses difficultés", explique-t-il. Il est persuadé que si Air France repart demain, il y aura de nouvelles embauches. "Très souvent on veut défendre un modèle du passé, et, plus on se réveille tard, et plus c'est douloureux. Manuel Valls essaie d'encourager la mutation d'Air France", a-t-il poursuivi.

"Il faut le faire sauf à voir l'entreprise remise en cause dans quelques années", a ajouté l'élu socialiste. Il a aussi tenu à préciser que le terme "chienlit", employé par Nicolas Sarkozy pour qualifier le climat social à la suite des débordements à Air France, était excessif. "On connaît une situation difficile mais elle est de responsabilités partagées", conclut-il.

E. M.