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Au PS, tirs groupés sur Jean-François Copé

Le candidat à la présidence de l'UMP Jean-François Copé

Le candidat à la présidence de l'UMP Jean-François Copé - -

Les socialistes ont dénoncé la "dérive" et "la perte de sang-froid" de Jean-François Copé, suite à sa menace de manifestation contre le gouvernement.

Les socialistes Harlem Désir, Bruno Le Roux et Pierre Moscovici ont vivement réagi, lundi, au possible appel à manifester contre le gouvernement évoqué la veille par Jean-François Copé.

Dimanche, le candidat à la présidence à l'UMP avait, en effet, assuré sur le plateau du Grand Jury (RTL-LCI-Le Figaro) que, s'il était élu à la tête de son parti, "il proposerait, comme nous l'avions fait en 1984 pour sauver l'école libre, que les Françaises et les Français qui s'indignent et qui s'inquiètent pour l'avenir de notre pays et des enfants de France se mobilisent dans la rue".

"Une surenchère dangereuse" pour le PS

Des propos que Harlem Désir a dénoncés tôt lundi matin via un communiqué. Le nouveau premier secrétaire du PS écrit : "En menaçant d'en appeler à la rue contre l'exécutif et les réformes de la majorité, le secrétaire général de l'UMP sort des limites du débat démocratique et républicain".

"La soif de revanche de la droite ne connaît aucune limite et l'appel à la rue du principal dirigeant de l'opposition relève d'une surenchère dangereuse, irresponsable et indigne d'un républicain", a-t-il dénoncé.

Copé "perd son sang-froid"

Au même moment, Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, ironisait sur LCI sur "ceux qui appellent à des manifestations très certainement entre Auteuil et Neuilly".

"C'est une droite qui est aujourd'hui dans la caricature et dans la dérive : la dérive des mots, des idées, dans la façon dont elle dévalorise l'action publique et politique", a poursuivi Le Roux.

Pour le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, interrogé sur Europe 1, "Jean-François Copé est tout simplement un homme aux abois [qui] perd son sang-froid".

M.G. avec AFP