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Visé par des affiches menaçantes placardées à Guéret, le député LaREM Moreau porte plainte

Présentées comme des avis de recherche, les affiches accusent Jean-Baptiste Moreau, agriculteur de profession, de "haute trahison", "complicité d'empoisonnement" et de "léchage des bottes jupitériennes", en référence à Emmanuel Macron.

À force, cela devient une désagréable routine. Mardi matin, le député La République en marche de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, a découvert des affiches menaçantes placardées dans les rues de Guéret.

Prenant la forme d'avis de recherche, elles portent l'inscription "Wanted JB Moreau", suivie d'accusations de "haute trahison", "complicité d'empoisonnement" et "léchage des bottes jupitériennes". Une référence des plus élégantes au surnom octroyé à Emmanuel Macron en début de quinquennat. 

Plainte en diffamation

Interrogé par France Bleu Creuse, dont la rédaction a également servi de support aux affiches, l'élu LaREM dénonce des méthodes qui ne sont pas "dignes d'une démocratie".

"Il ne s'agit pas de me victimiser, mais je trouve extrêmement grave de déclencher ce type de chasse à l'homme parce que soi-disant on n'aurait pas voté comme il faudrait."

Jean-Baptiste Moreau, qui dit avoir porté plainte pour diffamation et insulte, a été vivement critiqué pour son vote en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, le CETA. Fin juillet, des agriculteurs creusois avaient muré sa permanence parlementaire. Une action "à visage découvert", a-t-il précisé auprès de Franceinfo, justifiant le fait de ne pas avoir déposé plainte à ce moment-là. 

Les responsables locaux des syndicats agricoles FDSEA, Jeunes agriculteurs et Confédération paysanne ont tous réfuté avoir un quelconque lien avec les affiches placardées dans la nuit de lundi à mardi. L'une d'entre elles a d'ailleurs été posée sur la façade de la FDSEA. Selon Jean-Baptiste Moreau, c'est plutôt du côté de l'extrême gauche locale que se trouvent les responsables. 

"Il ne manque plus que 'mort ou vif', et on est complètement dans le Far West. Mais on n'est pas dans le Far West justement, on est en démocratie", s'est indigné le député LaREM auprès de Franceinfo. "Des vidéos ont été tournées, on devrait savoir assez rapidement qui c'est", a-t-il précisé.
Jules Pecnard