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Qui pour remplacer François de Rugy au perchoir?

Le perchoir est libre depuis la nomination de François de Rugy au ministère de la Transition écologique.

Le perchoir est libre depuis la nomination de François de Rugy au ministère de la Transition écologique. - Thomas Coex - AFP

Le président de l'Assemblée nationale a été nommé ce mardi ministre de la Transition écologique. Plusieurs personnalités de La République en marche se sont positionnées pour prendre la place laissée vacante par François de Rugy.

François de Rugy parti au ministère de la Transition écologique, le perchoir est vide. Si le désormais ancien président de l'Assemblée nationale dit avoir longtemps hésité à accepter un poste au gouvernement, les prétendants à sa succession au palais Bourbon ne se sont pas fait attendre pour se manifester. Le nom du prochain président de l'Assemblée nationale sera connu mercredi prochain, le 12 septembre, à l'ouverture de la session parlementaire.

Ferrand, "la personne toute désignée"

L'élection du président de l'Assemblée nationale se faisant à la majorité absolue, il ne fait que peu de mystère que le prochain patron du perchoir sera issu du parti présidentiel La République en marche, majoritaire à l'Hémicycle. L'élection du représentant du groupe parlementaire sera donc déterminante. Celle-ci se déroulera lundi prochain lors d'un séminaire de rentrée des députés LREM à Tours. Richard Ferrand, qui a déclaré sa candidature, fait d'ores et déjà office de favori.

La nomination de François de Rugy au ministère de la Transition écologique est d'ailleurs perçue comme une manière de "libérer la présidence de l'Assemblée nationale pour son copain Richard Ferrand", raillait le LR Damien Abad, sur BFMTV.

Le députée du Finistère n'a jamais caché son intérêt pour le poste. "Vous croyez que le rêve de sa vie était d’être président de groupe ?", lâchait d'ailleurs il y a quelques semaines un élu LREM. Brièvement ministre de la Cohésion, Richard Ferrand avait dû ronger son frein lors de son retour sur les bancs de l'Assemblée nationale. En pleine affaire judiciaire portant sur des soupçons de favoritisme, l'ancien socialiste avait dû se contenter de la tête de son groupe parlementaire. L'engagement de François de Rugy, avec lequel les relations étaient publiquement connues pour être tendues, à remettre en jeu son mandat à mi-mandat laissait à Richard Ferrand le champ libre.

"La candidature de Richard Ferrand me semble parfaitement légitime et naturelle quand on ce qu'il a conduit tout au long de l'année, avec l'ensemble de la majorité, quand on voit son art de la formule, son expérience, il me semble être la personne toute désignée pour conduire les travaux de l'Assemblée nationale", estime Coralie Dubost, députée LREM de l'Hérault.

Deux femmes dans les rangs de LREM

Dans une volonté de fonctionnement démocratique, affichée par le parti présidentiel, Richard Ferrand, toujours visé par une plainte Anticor, aura face à lui d'autres candidats qui se sont déjà déclarés. Ainsi, Yaël Braun-Pivet a fait part ce mardi de son intention de participer à la compétition. La députée des Yvelines, également présidente de la commission des Lois à l'Assemblée, s'est faite connaître du grand public en juillet dernier quand elle a présidé la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla. Une autre femme a fait part de son intérêt pour le perchoir en la personne de Cendra Motin, élue LREM de l'Isère, précise Le Figaro.

Le représentant de La République en marche affrontera mercredi prochain ceux des autres groupes parlementaires. Du côté France insoumise, le choix s'est porté sur Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, croit savoir Le Parisien. Les autres groupes n'ont pas encore annoncer leur candidat.

Justine Chevalier