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Philippe attend "avec sérénité" la comparaison de sa gestion avec d'autres pays

Édouard Philippe à l'Assemblée nationale le 7 avril 2020

Édouard Philippe à l'Assemblée nationale le 7 avril 2020 - Alain JOCARD / POOL / AFP

Le Premier ministre a été interpellé par le patron du groupe LR sur "les mauvais résultats" de la France et les "enseignements" qu'il pouvait en tirer pour la suite.

Le confinement n'aura pas entamé la capacité d'Édouard Philippe a donné de la réplique à ses adversaires du Parlement. Lors de la séance de questions au gouvernement de ce mardi, c'est le président du groupe Les Républicains, Christian Jacob, qui lui en a fourni l'occasion.

Interpellé sur "les mauvais résultats" de la France et les "enseignements" qu'il pouvait en tirer, le Premier ministre a dit attendre "avec sérénité" la comparaison de sa gestion de l'épidémie de coronavirus avec celle des autres pays européens. 

"À un moment nous pourrons regarder dans le détail avec la sagesse du regard rétrospectif", "j'attends ce jour avec sérénité", a-t-il déclaré.

Situation "redoutablement complexe"

Et le chef du gouvernement de souligner que "tout le monde sait bien que nous vivons quelque chose de redoutablement complexe".

"Je le dis avec tranquillité, avec humilité: on peut toujours aller chercher l'exemple qui fonctionne le mieux. On verra à la fin", a insisté Édouard Philippe.

"Nous pleurons trois fois plus de morts que l'Allemagne (environ 25.000 contre 7000, NDLR) pour un nombre de malades similaires", avait fait valoir Christian Jacob avant de poursuivre:

"Notre PIB chute beaucoup plus vite et plus fort que la plupart de nos voisins. Et lorsqu'on demande aux peuples d'Europe s'ils sont satisfaits de l'action de leurs dirigeants, le jugement est cruel: Merkel, Conte, Kurz, Johnson... Tous font mieux."

Nouvelle comparaison avec l'Italie

Le Premier ministre, ex-LR rappelons-le, a en retour déploré que son ancien camarade ne dise pas que "la comparaison avec les autres pays n'est pas sur tous les points au désavantage" de la France. 

"J'observe que le système italien qui a souvent été décrié - à tort (...) - s'est retrouvé dans une situation où il a dû effectuer le terrible tri des malades s'agissant de l'entrée en réanimation, ce qui n'a pas été le cas en France", a-t-il illustré.

"Je ne cherche pas à dénigrer nos amis", a ensuite insisté Édouard Philippe, rappelant par là même que l'exécutif s'était vu reprocher, justement, une forme de dédain vis-à-vis du voisin transalpin.

Jules Pecnard avec AFP