BFMTV

Le Parlement français adopte le traité d'adhésion de la Croatie à l'UE

BFMTV

Le Parlement a définitivement adopté, par un vote unanime de l'Assemblée nationale jeudi après celui du Sénat mardi, le traité d'adhésion à l'Union européenne de la Croatie au 1er juillet prochain, ce qui fera de ce pays le 28e membre de l'Union européenne.

Le traité est désormais entre les mains du président François Hollande pour sa promulgation.

Il avait été signé le 9 décembre 2011 à Bruxelles entre les 27 Etats membres de l'Union et la République de Croatie. Le processus de négociation a été plus exigeant pour la Croatie que celui appliqué lors des élargissements précédents, avec notamment un renforcement du nombre et de la rigueur des critères retenus.

La Croatie sera la deuxième ex-république yougoslave, après la Slovénie, à adhérer à l'UE.

Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux Affaires européennes, a salué en séance "les efforts faits par ce pays sur le chemin de la démocratie, des droits de l'Homme, du respect des minorités".

De son côté, Elisabeth Guigou, présidente PS de la commission des affaires étrangère, a estimé que "la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo (avaient également) tous vocation à rejoindre l'Union européenne en temps voulu".

Le député UMP Pierre Lellouche, ex-secrétaire d'Etat aux affaires européennes a salué une "double bonne nouvelle": l'"attractivité (de l'UE) demeure intacte" et "le traité confirme l'ambition première de la construction européenne, la construction de la paix", après "les circonstances extrêmement difficiles de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie".

Son collègue UMP Thierry Mariani a quant à lui voté la ratification du traité "sans enthousiasme", faisant remarquer que la Commission européenne compterait à l'avenir un seul représentant français contre deux de l'ex-Yougoslavie, la Slovénie et la Croatie, voire huit si leurs voisins intègrent l'UE. "Ca me rappelle par moments plus le jury de l'Eurovision que les institutions européennes", a-t-il lancé.

C'est la dernière fois que le Parlement français ratifie un élargissement de l'Union européenne à la majorité simple. Les prochains élargissements, conformément à la révision constitutionnelle de 2008, devront être adoptés par référendum ou par le Parlement à la majorité qualifiée des trois cinquièmes.