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"Excusez-moi les gars, je suis nommé garde des Sceaux": comment Urvoas a appris sa nomination

Jean-Jacques Urvoas à l'Elysée, le 31 octobre 2013.

Jean-Jacques Urvoas à l'Elysée, le 31 octobre 2013. - Martin Bureau - AFP

Le nouveau ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a eu confirmation de sa nomination mercredi matin, alors qu'il présidait une réunion entre députés PS de la commission des Lois avant la venue de Manuel Valls, rapporte Patrick Menucci sur BFMTV.

"Il était à son poste de président de la commission des lois avec les députés PS. Nous préparions l'audition de Manuel Valls quand il a regardé son téléphone et il a dit: 'excusez-moi les gars, Christiane a démissionné et je suis nommé garde des Sceaux'". Le socialiste Patrick Mennucci a raconté à BFMTV le moment où le nouveau ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a eu confirmation de sa nomination au ministère de la Justice.

Autour de la table, "une certaine surprise évidemment", confirme son collègue Pascal Popelin. Le président du groupe Bruno Le Roux assure ne l'avoir appris que "quelques minutes" auparavant, même s'il savait "depuis le week-end que quelque chose se tramait". Certains collaborateurs du nouveau ministre se disent "sonnés". 

Chargé de plancher sur la déchéance de nationalité

Patrick Mennucci rapporte alors que Jean-Jacques Urvoas a été applaudi et qu'il a accueilli la nouvelle avec "beaucoup de discrétion et de tranquillité". Il a ensuite proposé à ses collègues de nommer Dominique Raimbourg rapporteur à sa place. Jean-Jacques Urvoas avait été nommé mardi rapporteur du projet de loi constitutionnel, et donc chargé de démêler le sac de nœuds socialiste sur la déchéance de nationalité.

Mardi soir, lors du dîner entre ces mêmes députés PS avec Manuel Valls à Matignon pour travailler encore à un accord sur la déchéance de nationalité, "Dans la réunion, on a compris par l'intervention de Jean-Jacques qu'il avait trouvé la solution", poursuit-il. La suppression de la référence aux binationaux dans la révision constitutionnelle avait alors commencé à faire son chemin pour rassembler au maximum la majorité. 

"Pense à Jean-Jacques"

L'élu marseillais dit avoir lancé au Premier ministre pour détendre l'atmosphère: "Si jamais un jour t'as une influence sur un remaniement, pense à Jean-Jacques."

"Mais j'y suis pour rien", plaisante le député des Bouches-du-Rhône.

K. L. avec Neila Latrous