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Emue, Marisol Touraine répond aux attaques de l'opposition

La controversée loi Santé de Marisol Touraine passe actuellement devant la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Une réunion qui se tient habituellement dans une ambiance feutrée, troublée ce mardi par un vif échange mené par la ministre.

A peine l'examen de la loi commencée en commission à l'Assemblée nationale que les débats dérapent déjà entre les députés. La loi Santé, qui contient la généralisation du tiers-payant ou encore le paquet neutre pour les cigarettes, débute son parcours législatif par une colère de la présidente de la Commission des affaires sociales et une mise au point émue de la ministre Marisol Touraine.

Dans un premier temps, Catherine Lemorton, députée socialiste et à la tête de cette commission, a exprimé son irritation quant aux propos tenus sur Twitter par un élu UMP. "On vient de me signaler un tweet d'un des porte-paroles de l'opposition, ce tweet vient à contre courant de ce que j'ai dit au nom de la commission par rapport au respect de la ministre. Je crois (...) que ce n'est pas à la hauteur de la fonction que les Français nous ont donné", a-t-elle regretté. "Je vous demande d'arrêter sinon je nommerai et je donnerai le contenu du tweet. C'est un pur scandale", a ensuite lâché la parlementaire.

Marisol Touraine surnommée "MST"

En cause? Un tweet partagé par le député-maire de Reims Arnaud Robinet. Dans ce message, l'élu UMP évoque Marisol Touraine en parlant de "MST", surnom régulièrement donné par ses détracteurs sur les réseaux sociaux, jouant avec l'analogie de la "maladie sexuellement transmissible". Par la suite, sur LCP, le député a plaidé la démarche humoristique pour s'expliquer : "C'était sur le ton de l'humour, j'ai d'ailleurs signé mon tweet d'un smiley." (ce qui n'est pas le cas, NDLR)

L'incident est revenu dans les débats en fin de commission, avec l'intervention finale de la ministre qui a fait une mise au point émue. "J'ai droit en tant que personne, en tant que femme, en tant que ministre, au respect comme toute personne à droit dans ce pays.

"Je n'ai jamais parlé en d'autres termes aux médecins", a glissé la ministre avant de déclarer qu'elle n'est "ni imperméable, ni sourde, ni aveugle à ce qui se dit dans les manifestations". "Estomaquée", elle dénonce que ces mots gagnent le Parlement, "même si je prends acte des excuses qui me sont portées.

Ivan Valerio