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Coronavirus: Larcher prévient que le Sénat exercera "pleinement" son pouvoir de contrôle

Gérard Larcher lors d'un meeting pour la reconstruction de la droite et du centre à Valenciennes, le 21 juin 2019

Gérard Larcher lors d'un meeting pour la reconstruction de la droite et du centre à Valenciennes, le 21 juin 2019 - FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Le président de la Chambre haute s'est montré prudent notamment en ce qui concerne l'utilisation des données personnelles, via un éventuel traçage de téléphones portables.

Gérard Larcher a promis ce mercredi que le Sénat exercerait "pleinement" son "pouvoir de contrôle" sur les textes instaurant un état d'urgence sanitaire en France, et jugé qu'il faudrait "tirer les leçons de la crise".

"Nous avons demandé à suivre la mise en place de ces mesures exceptionnelles qu'est l'état d'urgence parce que nous voyons bien qu'un certain nombre de mesures sont dérogatoires aux libertés individuelles et collectives", a assuré le président Les Républicains du Sénat sur France Inter.

Notamment en ce qui concerne l'utilisation des données personnelles, via un éventuel traçage de téléphones portables. Malgré les "dérogations" prévues par la loi, "on ne pourra pas rentrer dans des mesures de cette nature sans un débat préalable devant le Parlement", a-t-il averti.

"Tirer des leçons de la crise"

"Nous exercerons pleinement notre pouvoir de contrôle" et "si nécessaire, nous vérifierons la constitutionnalité" de la loi instaurant l'état d'urgence sanitaire, a-t-il promis. Par ailleurs il a jugé qu'il faudrait "tirer des leçons de la crise que nous venons de vivre" sur plusieurs aspects:

"Est-ce qu'on peut demain continuer à organiser notre économie de la même manière? Est-ce qu'on peut demain ne pas se poser la question de l'indépendance de notre pays, de l'indépendance de l'Europe?" 

"On a découvert qu'en matière d'un certain nombre de molécules pharmaceutiques, nous étions dépendant de manière très majoritaire d'un seul pays, en l'occurrence la Chine, donc je crois qu'il faut vraiment se poser ces questions", a-t-il ajouté.

Polémique autour des municipales

Interrogé sur sa position favorable au maintien du premier tour des élections municipales, qui a été critiquée depuis, Gérard Larcher a déploré une "polémique" qui "n'est pas digne", car voter était un "geste citoyen" et à l'époque "les décisions n'avaient pas été prises" sur le passage au stade 3.

"Peut-être que si le stade 3 avait été décidé le jeudi, on aurait eu une position différente collectivement", a-t-il admis.
JP avec AFP