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Bruno Le Roux: sur le chômage, "nous ne sommes pas inactifs"

Le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, le 27 mars 2013 sur BFMTV

Le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, le 27 mars 2013 sur BFMTV - -

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée était l'invité de BFMTV/RMC, mercredi matin. Il est revenu sur les mauvais chiffres du chômage publiés mardi soir.

Comme chaque mois, la publication des chiffres du chômage, toujours plus mauvais, entraîne irrémédiablement une explication de la part du gouvernement et de sa majorité. Mercredi matin, c'est le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, qui s'est chargé de cet exercice d'équilibriste au lendemain de la publication des chiffres du chômage de février.

"Les chiffres que nous avons aujourd'hui révèlent ce qu'il s'est passé il y a plusieurs mois, il y a un méfait différé", a-t-il soutenu mercredi matin sur BFMTV.

"Nous avons dû faire avec les plans sociaux qui avaient été gérés" avant notre arrivée, a encore assuré Bruno Le Roux. "Nous ne sommes pas inactifs" a-t-il encore martelé.

"François Hollande se donne tous les moyens"

Et avant le grand oral télévisuel de François Hollande jeudi soir sur France 2, Bruno Le Roux a défendu l'action du gouvernement, qui concentre les critiques au sujet de sa promesse, difficile à tenir pour l'instant, d'inverser la courbe du chômage d'ici à la fin de l'année. "François Hollande se donne tous les moyens" pour y parvenir, a jugé Bruno Le Roux, renvoyant notamment à l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier dernier par les partenaires sociaux et qui doit désormais être examiné par le Parlement, à partir du 9 avril à l'Assemblée.

"C'est un texte qui va éviter des chômeurs" a-t-il lancé aux députés de gauche qui ont publiquement fait part de leur désaccord avec ce texte.

"Sur le chômage, nous n'avons pas chômé"

Bref, le chômage est bien la priorité du quinquennat, qu'importe les critiques qui pleuvent sur le gouvernement. "Il serait paradoxal qu'on nous reproche d'aller trop vite d'un côté et pas assez vite de l'autre", a jugé Bruno Le Roux alors qu'on lui demandait si le gouvernement n'aurait-il pas plus intérêt à s'occuper d'abord du chômage avant du mariage homosexuel. "Sur le chômage, nous n'avons pas chômé, c'est le cas de le dire", a rétorqué le président du groupe PS à l'Assemblée.