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Paris: cinq maires d’arrondissement  demandent l’interdiction des manifestations jusqu'à fin décembre

Manifestation des gilets jaunes à Paris.

Manifestation des gilets jaunes à Paris. - AFP

Après les manifestations violentes et dans le contexte de l'attaque de Strasbourg, les maires de droite de cinq arrondissements parisiens réclament l'interdiction des manifestations dans la capitale jusqu'au 31 décembre.

Les maires de cinq arrondissements parisiens réclament l'interdiction des manifestations dans la capitale jusqu'au 31 décembre. Dans un communiqué, Jean-François Legaret (maire du 1er), Jeanne d'Hauteserre (maire du 8), Delphine Bürkli (maire du 9e), Danièle Giazzi (maire du 16e) et Geoffroy Boulard (maire du 8e), tous élus du groupe Les Républicains et indépendants, demandent à ce qu'une interdiction de manifester soit instaurée "dans tout Paris" jusqu'au 31 décembre.

"Risque manifeste de troubles à l'ordre public"

Cette demande est adressée au ministre de l'Intérieur après plusieurs week-ends de violence dans la capitale mais aussi dans le contexte de l'attaque de Strasbourg de mardi soir, qui a conduit a relever le plan Vigipirate au niveau "urgence attentat".

"Le risque manifeste de troubles à l'ordre public, leur caractère exceptionnel et leur gravité nous semblent en effet de nature à justifier une telle interdiction", écrivent les cinq maires. 

Au lendemain de la fusillade mortelle à Strasbourg, les gilets jaunes semblaient déterminés à maintenir "l'acte 5" pour une nouvelle journée de mobilisation samedi.

"En dépit des moyens considérables déployés et des effectifs mobilisés, dont nous tenons ici à saluer le professionnalisme et l'engagement, les pouvoirs publics ne sont pas en mesure de garantir la sécurité des biens et des personnes en cas de nouvelle mobilisation", assurent les cinq maires parisiens. 

La semaine dernière, la maire de Paris Anne Hidalgo s'était opposée à une éventuelle interdiction des manifestations. Condamnant les violences qui ont touché Paris trois week-ends de suite, elle avait insisté sur le "droit de venir manifester" dans la capitale. 
Carole Blanchard