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Paris 2024: le logo inspiré de la candidature (ratée) de 1992?

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- - Capture Twitter

Sur le logo dévoilé il y a quelques jours pour défendre la candidature de Paris pour les JO de 2024, une silhouette de Tour Eiffel et le chiffre 24 se détachent. Mais à y regarder de plus près, le visuel laisse penser au logo de 1992, année où Paris avait perdu les JO... au bénéfice de Barcelone.

Paris a déposé mercredi dernier auprès du CIO son dossier de candidature à l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Quelques jours auparavant, le logo choisi s'était affiché sur l'Arc de Triomphe pour accompagner le slogan: La Force d'un rêve. Une silhouette de Tour Eiffel tout en style et composée d’un patchwork de couleurs vives et bigarrées, qui peuvent rappeler celles des anneaux olympiques mais aussi le bleu et le rouge (difficile d’intégrer le blanc) du drapeau français. Par la forme de ses courbes, cette Tour Eiffel laisse également deviner le chiffre 24 en clins d’œil à 2024 mais aussi à 1924, année des derniers JO d'été organisés à Paris.

Mais ce choix rappelle étrangement celui fait par le comité de candidature de... Paris 1992, comme l'ont souligné plusieurs utilisateur de Twitter, une du Figaro Magazine et t-shirt de Jacques Chirac à l'appui:

Dans les années 1980, Paris avait perdu la bataille des JO face à Barcelone. En juin 1984, à la Sorbonne, à l'occasion du 90e anniversaire du Comité International Olympique, François Mitterrand confirme officiellement la candidature de Paris pour 1992, raconte France Info. A cette occasion le chef de l'Etat ne mentionne pas réellement Paris dont le maire est... Jacques Chirac.

Paris et Los Angeles favoris pour 2024

Budapest, Los Angeles, Paris et Rome ont reçu du CIO l'accusé de réception de leur dossier de candidature à l'organisation des JO 2024. Une étape qui donne le départ de dix-neuf mois de joutes entre quatre villes aux atouts et aux statuts déjà bien distincts.

Paris et Los Angeles font figure de favoris de l'élection qui se jouera le 13 septembre 2017 et pour laquelle Thomas Bach, président du CIO, s'attend à une "compétition fascinante entre des villes qui ont remarquablement incorporé le projet olympique dans leur plan de développement à long terme".

La capitale française, déjà battue trois fois en 25 ans (1992, 2008, 2012) dispose d'un dossier solide et progressivement construit depuis fin 2014. Pour la première fois, les athlètes sont les moteurs de la campagne avec Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë et membre du CIO, en co-patron du projet. Surtout, Paris dispose de l'essentiel des infrastructures pérennes de compétition, hormis un centre nautique, et ne table donc que sur 3,2 milliards de dépenses en terme d'équipements.

S.A.