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"Nous ne gèrerons pas cette nouvelle phase comme nous avons géré la première": Castex avertit les députés LaREM

Jean Castex à l'Assemblée nationale.

Jean Castex à l'Assemblée nationale. - Alain Jocard

Lors de la réunion de groupe de la majorité, le Premier ministre a tenu des propos plutôt alarmistes au sujet de l'épidémie de Covid-19, qui oblige l'exécutif à prendre des mesures "difficiles".

Retour vers des temps orageux. C'est ce qu'a semblé promettre Jean Castex aux députés La République en marche, ce mardi, lors de leur réunion de groupe à l'Assemblée nationale. Face aux parlementaires de sa majorité, le Premier ministre a affirmé que la France était "dans une situation extrêmement compliquée". "On est clairement dans une deuxième vague qui frappe fort", a-t-il ajouté, évoquant les situations comparables du Royaume-Uni, de l'Espagne, de l'Allemagne ou de l'Italie.

"Nous ne sommes pas sortis de l'auberge. Les taux d'incidence continuent d'augmenter. En particulier en Île-de-France, nous avons des projections sur la saturation des lits de réanimation (qui sont) extrêmement préoccupantes", a prévenu le locataire de Matignon.

Alors que l'exécutif s'apprête à serrer la vis et à annoncer des mesures de restriction plus "difficiles" encore que les précédentes, Jean Castex le sait: ces mesures "exposent à la critique et à l'impopularité".

"Une catégorie de la population se croit invincible"

Plus fondamentalement, et dans le prolongement de ce qu'il a pu dire lors de son invitation sur France Info lundi matin, le Premier ministre estime qu'une "catégorie de la population se croit invicible au virus et ne conçoit pas qu'elle peut le transmettre à des populations plus vulnérables", visant sans les citer les moins de 30 ans.

Par ailleurs, Jean Castex a prévenu que le gouvernement ne gérerait pas cette "nouvelle phase" comme il a géré la première.

Comparant une fois de plus l'Hexagone à l'un de ses voisins, l'Italie, le chef de la majorité a mis en avant le fait que neuf Français sur dix ayant un emploi continuaient de travailler.

"C'est une période très rude, difficile, d'autant que la vie continue. C'est la différence avec la phase 1: là nous continuons à faire en sorte que la vie du pays continue", estime le Premier ministre.
Par Thomas Soulié avec Jules Pecnard