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Noël Mamère réagit à la défaite de Cécile Duflot dans la primaire écologiste

Emmanuelle Cosse, Noël Mamère et Cécile Duflot lors d'une conférence de presse en novembre 2015 à Notre-Dames-des-Landes.

Emmanuelle Cosse, Noël Mamère et Cécile Duflot lors d'une conférence de presse en novembre 2015 à Notre-Dames-des-Landes. - Georges Gobet - AFP

Il n'est plus membre d'Europe Ecologie-Les Verts mais ça ne l'empêche pas d'avoir un avis sur le sort de son ancien parti. Noël Mamère estime que, par sa défaite au premier tour de la primaire écologiste, Cécile Duflot a payé ses errements personnels et ceux de sa famille politique.

Il y a trois ans, au moment où il claquait la porte d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le député-maire de Bègles, en Gironde, Noël Mamère dénonçait ce qu’il appelait "la firme", c’est-à-dire "Cécile Duflot et ses amis". Aujourd’hui, le ton a changé à l’heure d’évoquer la défaite de la même Cécile Duflot au premier tour de la primaire écologiste dans les colonnes du Parisien. Mais l’analyse, quant à elle, est toujours aussi tranchée:

"Cela prouve que nous sommes arrivés à la fin d’un cycle."

Selon l’ancien journaliste, c’est le fait d’avoir été trop associée au parti écologiste ces dernières années qui a condamné l’ex-ministre du Logement au profit de Yannick Jadot et Michèle Rivasi, les finalistes de la primaire: "Cécile a payé au prix fort d’avoir incarné ce parti. A son corps défendant, elle est devenue une institution, ce qui explique son rejet massif."

Mamère veut un candidat écolo à la présidentielle de 2017 mais pas que...

Mais le souci va bien au-delà de la seule personne de Cécile Duflot. Pour le parlementaire, à trop jouer la carte des chicaneries politiciennes, EELV aurait fini par perdre son public.

"Il faut nous réconcilier avec tout ce peuple de l’écologie qui nous a abandonnés", martèle-t-il.

En 2017, Noël Mamère souhaite que les écologistes présentent leur propre candidat à la présidentielle. Mais le rendez-vous du printemps, s’il est incontournable, ne doit pas constituer l’essentiel de l’agenda d’EELV:

"Les écolos ne sont pas politiquement biodégradables, ni appelés à se faire inéluctablement manger par les socialistes qui ne savent même plus où ils en sont. Le succès ne reviendra pas demain matin, ni pour nous ni pour la gauche, sans reconstruction."

R.V.