BFMTV

Nicolas Sarkozy veut sonner la fin de la récréation en France

A cinq jours du premier tour de la primaire, Nicolas Sarkozy était ce mardi soir en meeting à Nice. Dans une terre sarkozyste, l'ancien président a donné un discours décomplexé.

En meeting ce mardi soir à Nice, Nicolas Sarkozy s'est projeté vainqueur de la primaire de la droite et même de la présidentielle. Pourtant rattrapé par François Fillon dans les sondages et annoncé battu dans toutes les configurations au second tour, l'ex-chef de l'Etat ne doute pas: "Le 7 mai 2017, ça sera la fin de la récréation", a-t-il claironné.

Car pour le candidat, zadistes, manifestants, minorités et délinquants jouent dans la cour de récréation qu'est la France, terrain de jeu géant créé par cinq ans de socialisme.

"Nous avons laissé s'installer l'arrogance", a déclaré Nicolas Sarkozy qui réclame "l'essentiel de la République: une seule loi pour tous et sur tout le territoire". 

Volontariste, l'ancien chef de l'Etat s'est adressé directement aux "zadistes, aux casseurs, aux nuits debouts, à Notre Dame des Landes, que ces gens reçoivent bien mon message": il sera le président "qui rétablira l'autorité de l'Etat". Pour lutter contre les "voyoux et les caïds qui règnent en toute impunité" et "les mineurs délinquants qui viennent narguer les forces de police".

Voitures brûlées et hôpitaux saccagés 

"On brûle des voitures et on saccage des hôpitaux, François Hollande, qu'avez-vous fait de l'autorité de l'Etat" s'est ensuite demandé rhétoriquement Nicolas Sarkozy, avant de répondre lui-même: "Il n'y en a plus!". Puis d'ajouter: "On n'en peut plus de ceux qui cassent, ceux qui bloquent, ceux qui manifestent". 

Enfin pour Nicolas Sarkozy, il faut rétablir l'autorité dans un pays où "les casseurs peuvent casser mais le chef d'entreprise qui se trompe dans le compte pénibilité, on ne lui donnera pas une seconde chance".

Pour sonner la fin de l'amusement, celui qui se voit déjà à nouveau président propose une solution radicale: "les syndicats paieront sur leurs deniers les dégâts" lors des manifestations dans le pays.

"Ici, c'est la France"

Enfin, fin de la récréation aussi pour les minorités et les communautés. "On n'en peut plus du droit à la différence", scande le candidat. 

Dans une anaphore, l'ancien premier flic de France fait part de sa vision du pays: 

"Ici, c'est la France, la nation est première, la religion, seconde,
Ici, c'est la France, la religion se fait discrète,
Ici, c'est la France, l'école, l'hôpital, le service public, sont des lieux de neutralité, 
Ici, c'est la France, femmes et hommes sont traités dans une stricte égalité, nous ne sommes pas au Moyen-âge"

Pour Nicolas Sarkozy, pas de compromis possible avec "l'islam politique qui combat nos valeurs". 

L'ex-leader de Les Républicains estime que le pays est "menacé par une immigration qu'elle ne peut plus accueillir et intégrer", ainsi, il sera le président qui "rétablira le contrôle à toutes nos frontières", pour ne pas laisser passer un "islam politique, militant, provocateur, en rien conforme avec notre manière de vivre".

> A voir aussi: Où voter pour la primaire à droite?

> A partir de dimanche soir: les résultats de la primaire à droite

Marine Henriot