BFMTV

Nicolas Dupont-Aignan largement réélu à la tête de Debout la France

Nicolas Dupont-Aignan - Image d'illustration

Nicolas Dupont-Aignan - Image d'illustration - AFP

Le leader souverainiste était le seul candidat à sa propre succession. Son parti, qui a recueilli un score décevant (3,51%) aux élections européennes, s'appuie sur des effectifs militants en baisse.

Difficile de perdre une élection lorsqu'on est seul en lice. Ce samedi, Nicolas Dupont-Aignan a été réélu à la présidence du parti souverainiste Debout la France, à l'issue d'un vote par correspondance des militants réunis en congrès statutaire, a indiqué la direction dans un communiqué.

Sur 15.632 inscrits - en baisse par rapport aux 20.000 militants de 2018 -, 8183 personnes ont pris part au vote. Nicolas Dupont-Aignan a rassemblé 97,6% des voix, contre 1,7% de votes blancs et 0,7% de votes nuls.

Le député de l'Essonne, qui se réclame du gaullisme, a par ailleurs rendu hommage, comme chaque année, au général de Gaulle en déposant une gerbe sur sa tombe à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), le jour anniversaire de sa disparition.

Score décevant aux européennes

Ancien membre de l'UMP et ancien candidat aux élections présidentielles de 2012 et 2017, il a fondé en 2008 Debout la République, devenu en 2014 Debout la France.

Ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017, sa liste a recueilli aux élections européennes du 26 mai 3,51% des voix, un score qui permet au parti d'être remboursé de ses frais de campagne mais qui a déçu les militants d'une formation créditée à l'automne 2018 de 8% d'intentions de vote dans les sondages.

Selon le parti, les électeurs de DLF n'avaient alors "pas voté" et le parti avait "perdu les voix des personnes âgées après son soutien au mouvement des gilets jaunes". Nicolas Dupont-Aignan avait aussi peiné à constituer sa liste, misant finalement sur une figure des gilets jaunes, Benjamin Cauchy, et une recrue issue des Républicains, mais perdant le soutien du Parti Chrétien-Démocrate de Jean-Frédéric Poisson.

Jules Pecnard avec AFP