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Municipales: où en est le "front républicain"?

Louis Aliot (FN) trouvera en face de lui un "front républicain" à Perpignan.

Louis Aliot (FN) trouvera en face de lui un "front républicain" à Perpignan. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Face à la poussée du FN, les autres partis politiques s'organisent afin de limiter le nombre de conquêtes frontistes lors du second tour des municipales. Avec plus ou moins de réussite.

La veille, David Assouline, porte-parole du PS, avait agité la menace suprême: les candidats qui ne se retireraient pas en cas de danger FN se verront retirer leur investiture lors du second tour des élections municipales. Quant à l'UMP, la stratégie du "ni-ni" est toujours d'actualité, même si certains se sont clairement prononcés en faveur du "front républicain". Après une nouvelle journée de tractations, le message n'a qu'a moitié été entendu. Tour d'horizon.

> Les candidats qui ont choisi le "front républicain"

A Perpignan, le candidat socialiste Jacques Cresta, qui avait réalisé environ 12%, a décidé de se retirer. Il laisse ainsi le maire sortant UMP Jean-Marc Pujol (30,6%) affronter seul Louis Aliot, vice-président du FN et arrivé en tête lors du premier tour (34,2%).

A Saint-Gilles (Gard), où Gilbert Collard figure en tête avec 42,57 % des voix, le maire sortant PS Alain Gaido, arrivé troisième (23,14%) derrière la liste UMP-UDI (25,36%), a renoncé lui aussi à concourir au second tour. Il appelle à voter contre le député du Rassemblement Bleu Marine.

De son côté, le candidat DVD aux municipales de Tarascon Jérôme Grangier, arrivé 3e au premier tour derrière la candidate FN Valérie Laupies (39,24%) et l'autre candidat DVD Lucien Limousin (33,98%), a annoncé mardi qu'il se retirait pour le second tour "par ordre républicain".

Franck Di Benedetto (DVG), arrivé en 3e position à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), a pour sa part annoncé qu'il se retirait au second tour pour soutenir une autre candidate DVG, qui figure en deuxième position derrière la candidate FN.

> Les candidats qui se maintiennent

A Avignon, le candidat UMP Bernard Chaussegros, arrivé en troisième position avec près de 21% des voix, devrait se maintenir au second tour. Il affrontera ainsi le candidat frontiste Philippe Lottiaux (29,6%) et la socialiste Cécile Helle, qui a fusionné sa liste avec celle du Front de gauche André Castelli (42% des voix au total).

A Béziers, Robert Ménard, soutenu notamment par le FN, a désormais un boulevard devant lui. Le candidat socialiste Jean-Michel Du Plaa, qui figurait en troisième position, a en effet décidé de se maintenir. Le parti socialiste lui a retiré son investiture.

Malgré l’appel quasi désespéré de l’ancien maire François Léotard, il n’y aura pas de front républicain à Fréjus, où David Rachline (FN) est arrivé en tête avec 40% des voix. Le candidat UMP Philippe Mougin a en effet refusé une alliance. La candidate PS Elsa Di Méo, elle, a décidé au dernier moment de se retirer. Il y aura donc une triangulaire FN-UMP-DVD.

En outre, à Forbach (Moselle) et Brignoles (Var), où le FN est arrivé en tête, on ne trouve toujours pas trace de front républicain.

Yann Duvert