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Municipales: au Havre, Philippe "déterminé" mais philosophe

Le Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la mairie du Havre, visite le "Tétris", un ancien fort militaire reconverti en lieu culturel, le 26 juin 2020 au Havre

Le Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la mairie du Havre, visite le "Tétris", un ancien fort militaire reconverti en lieu culturel, le 26 juin 2020 au Havre - Sameer Al-DOUMY © 2019 AFP

Au Havre, Edouard Philippe s'est montré très détendu pour sa dernière journée de campagne. Au 1er tour, il avait obtenu 43,6% des voix.

En campagne au Havre à 48 heures du deuxième tour des municipales, Edouard Philippe s'est dit vendredi "très déterminé à peser sur ce sur quoi on peut peser", mais a affirmé aussi adopter "une forme de distance", alors que son avenir à Matignon est en suspens.

Se sent-il comme le stoïcien grec Epictète qui préconisait de se concentrer sur les choses que l'on peut maîtriser et de se détacher du reste ?

"C'est une philosophie qui correspond assez bien à mon état d'esprit", a répondu avec le sourire Edouard Philippe.

"Il faut être très déterminé à peser sur ce sur quoi on peut peser et à faire bien ce qu'on peut faire. Et puis après, il faut une forme de distance avec les choses sur lesquelles on a peu de prise", a-t-il poursuivi, sans évoquer explicitement le remaniement gouvernemental qui se profile.

43,6% des voix au 1er tour

"Et avec l'âge je me sens plus empreint par cette sagesse-là que par d'autres", a-t-il conclu à l'issue d'une visite au "Tétris", un ancien fort militaire reconverti en lieu culturel sur les hauteurs de la cité portuaire.

Au Havre, Edouard Philippe, qui avait recueilli 43,6% des voix au 1er tour le 15 mars, semble disposer d'une longueur d'avance sur son adversaire du 2e tour, le député communiste Jean-Paul Lecoq (35,88%). Mais l'inconnue de l'abstention (60% au 1er tour) fait peser une incertitude sur le scrutin.

"Je ne sais pas quel sera le taux d'abstention mais il faut expliquer l'enjeu, expliquer qu'aller voter est sans danger et que cela correspond à une forme de devoir citoyen", a plaidé Edouard Philippe.

"J'ai le sentiment, quand je croise les gens, qu'ils ont un avis sur ce qu'ils veulent pour la ville, pour eux-mêmes, leurs enfants", veut encore croire le Premier ministre, qu'une défaite au Havre obligerait à quitter Matignon.

Très détendu pour sa dernière journée de campagne, Edouard Philippe s'est d'abord rendu au stade Youri Gagarine, dont plusieurs terrains sportifs sont en réfection.

H.F. avec AFP