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Municipales à Paris: EELV espère arriver en tête dès le 1er tour 

Le 1er juin 2019, David Belliard, lors de son élection comme tête de liste EELV pour les municipales à Paris de 2020.

Le 1er juin 2019, David Belliard, lors de son élection comme tête de liste EELV pour les municipales à Paris de 2020. - BERTRAND GUAY / AFP

Le parti veut rassembler avec le Parti socialiste, notamment, mais exclut toute alliance avec LaREM ou la droite.

EELV, qui ambitionne d'emporter la mairie de Paris en 2020, espère arriver en tête dès le premier tour pour s'assurer le ralliement du Parti socialiste notamment, mais exclut toute alliance avec LaREM ou la droite, explique son secrétaire national ce mardi.

Avec la candidature de David Belliard, "nous souhaitons passer un cran supplémentaire: nous revendiquons le leadership", dit-il dans Le Parisien, rappelant que les écologistes ont été "près de vingt ans derrière le leadership des socialistes incarné par Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo".

"On espère arriver en tête au premier tour pour pouvoir rassembler ensuite", ajoute-t-il. Soulignant qu'"il n'y aurait rien de cohérent à s'allier avec LaREM ou avec la droite", il prône "une cogestion dans le cadre de ce que nous appelons une 'alternance de leadership bienveillante' avec le Parti socialiste et les autres forces désireuses de participer de cette alternance" 

Le candidat David Belliard se montre toutefois moins catégorique: "on regardera et on discutera (...) Il y a des gens plus proches de nous a priori", a-t-il dit sur franceinfo en évoquant le Parti socialiste, mais "j'attends de voir ce que vont dire les autres candidats et candidates pour Paris, s'ils ont cette même forte détermination en matière écologique et sociale".

"Nous revendiquons le leadership"

David Cormand avait déjà exclu fin juillet toute alliance aux municipales de mars 2020 avec des maires de droite, car leur "vision globale de la société" est "incompatible" avec celle d'EELV, après l'appel au "pragmatisme" quelques semaines plus tôt de son chef de file, le député européen Yannick Jadot, qui n'avait pas exclu des alliances avec des élus sans étiquette ou divers droite.

"Yannick Jadot a voulu dire que dans les cas où un maire 'divers droite' était favorable à des cantines bio, des jardins partagés ou contre les autoroutes, alors une alliance était possible. Mais il s'agit de cas d'école qui n'existent pas", tranche David Cormand. "A moins que comme à gauche, d'ailleurs, ces maires ou ces têtes de liste ne soient devenus écologistes."

Cyrielle Cabot avec AFP