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Municipales à Paris: Cédric Villani annonce se maintenir "en candidat indépendant"

Cédric Villani

Cédric Villani - FRANCOIS GUILLOT / AFP

Le candidat à la mairie de Paris, dissident de La République en Marche (LaREM), ne conclura pas d'accord d'appareil en vue du second tour, que ce soit avec Agnès Buzyn ou Anne Hidalgo.

"C'est une décision longuement mûrie et irrévocable". Après plusieurs jours de tractations, Cédric Villani a acté son choix. Il fera cavalier seul au second tour des élections municipales à Paris, a-t-il annoncé ce lundi dans un entretien accordé au Parisien. "Il n'y aura pas d'accord d'appareil global, pas d'alliance", jure la tête de liste "Le Nouveau Paris".

Aucune entente ne sera donc scellée avec Anne Hidalgo, la maire sortante, comme nous vous l'annoncions samedi, ni avec Agnès Buzyn, la candidate de La République en Marche, formation dont Cédric Villani est issu. "J’ai participé, avec chacun des deux camps, à des négociations sincères", glisse l'intéressé. En vain.

Si un poste d'adjoint lui semblait promis en cas de ralliement à la candidate socialiste, cela n'a pas suffi à convaincre le mathématicien de s'effacer de la course. "Je n’ai pas senti les garanties suffisantes pour pouvoir mener une action indépendante, conforme aux ambitions de mon projet", justifie Cédric Villani. Pas de "rupture".

"Un certain flottement"

Agnès Buzyn, quant à elle, paye au prix fort ses atermoiements. L'ancienne ministre de la Santé, disparue des radars politiques pendant deux mois, n'a annoncé son maintien dans la course que la semaine passée, après beaucoup d'hésitation. "Il y a eu un certain flottement, évacue Cédric Villani, et le climat des dernières semaines ne me permettait pas d’engager sereinement une action au sein de cette candidature."

En l'absence d'accord d'appareil, le candidat dissident de LaREM, arrivé en cinquième position au premier tour avec 7,9% des voix, ne peut se maintenir que dans le XIVe arrondissement, où il est tête de liste. Il n'exclut cependant pas que des membres de son équipe nouent des alliances selon les arrondissements. Il insiste: "S’il y a une réelle convergence et un accord complet sur le programme".

"À la fin, j’ai choisi l’option la plus difficile, affirme le mathématicien. Celle qui offrira le moins de postes à mes équipes, mais celle qui nous permettra de continuer à affirmer nos convictions avec la volonté farouche de rassembler les deux rives du progressisme et de l’écologie."

Cédric Villani s'avance donc vers le second tour sans le soutien d'une force politique majeure. Un second tour qu'il espérait voir se tenir plus tard que le 28 juin, craignant particulièrement une faible participation.

Barthélémy Bolo, avec Florian Bouhot