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Moscovici : « Je ne suis pas favorable à une augmentation de la CSG »

Pierre Moscovici a "regretté" ses propos sur la droite, qu'il a accusée de n'avoir "rien foutu" pour réduire les déficits.

Pierre Moscovici a "regretté" ses propos sur la droite, qu'il a accusée de n'avoir "rien foutu" pour réduire les déficits. - -

Invité de RMC et BFMTV ce jeudi, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici s'est exprimé contre une augmentation de la CSG, contrairement à ce que suggère la Cour des comptes dans son rapport remis ce lundi.

Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, était l’invité de RMC et BFMTV ce jeudi matin. Il s’est déclaré contre une augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG), ce que suggère fortement la Cour des comptes dans son rapport remis lundi. « Je ne suis pas favorable à une augmentation de la CSG, je ne suis pas non plus favorable à l’alignement de la CSG entre retraités et actifs. Il n'y a rien dans le projet de François Hollande qui concerne la TVA et la CSG », a-t-il déclaré, tout en précisant : « Laissons aussi une autre dimension jouer, qui est la dimension de la négociation et de la concertation sociale », a ajouté Pierre Moscovici. « Laissons aussi les partenaires sociaux ».
Le ministre de l'Economie a par ailleurs dit « regretter » ses propos sur la droite, qu'il avait accusée de n'avoir « rien foutu » pour réduire les déficits.

« Une machine à détruire les emplois »

Revenant sur les heures supplémentaires dont la défiscalisation va être supprimée, Pierre Moscovici a déclaré : « En 2007, Sarkozy a fait son paquet fiscal et a défiscalisé les heures supplémentaires. Cela a été une machine à détruire les emplois, car les patrons se sont dit qu’ils auraient recours aux heures supplémentaires plutôt qu'aux embauches. Pour nous, la priorité est à l'emploi : nous revenons donc sur ces mesures. »

« Ce n'est pas de la rigueur » mais « une politique de redressement »

Pierre Moscovici s'est également démarqué du terme de « rigueur » pour qualifier la politique économique du gouvernement, préférant l'emploi de « sérieux». Pour le ministre, ce que souhaitent le gouvernement et le président c’est de mener « une politique sérieuse ». Et de poursuivre, « nous faisons une politique de redressement : redressement productif du pays, redressement de ses compte publics, redressement de l’exemplarité de l’Etat et donc non ce n’est pas la rigueur ».

La Rédaction