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Mort de Claude Goasguen: ses collègues parlementaires saluent un homme "fort de ses convictions"

Claude Goasguen - Image d'illustration

Claude Goasguen - Image d'illustration - PATRICK KOVARIK / AFP

Chez ses amis les plus proches ainsi que pour ses adversaires politiques, le député mort ce jeudi des suites du coronavirus laisse un vide important. Il siégeait à l'Assemblée quasiment sans discontinuité depuis 1993.

Quelques minutes seulement après l'annonce de la disparition du député et ancien ministre Claude Goasguen, emporté à l'âge de 75 ans par un arrête cardiaque après avoir été contaminé par le coronavirus, les réactions attristées se sont multipliées. Au fil de sa longue carrière politique, notamment menée dans le XVIème arrondissement de Paris, il était devenu une figure de la droite.

Sur BFMTV, Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine, évoque une "immense tristesse" et un homme "chez qui la conviction était chevillée au corps." 

"C'est surtout beaucoup de souvenirs. Quand j'étais ministre pendant le gouvernement Fillon/Sarkozy, dès qu'il y avait un débat compliqué à l'Assemblée nationale, un signe de tête et Claude Goasguen était tout de suite disponible, pour une intervention intelligente. Il avait une vrai talent oratoire, une vraie culture. (...) C'est pour Paris et l'ensemble de la droite une disparition lourde", a-t-il assuré. 

Homme de conviction et orateur de talent

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités de droite se sont également émues de la disparition du député. Damien Abad, président du groupe Les Républicains de l'Assemblée nationale, a salué la mémoire d'un "homme libre, fort de ses convictions". "Sa franchise ne variait pas : que ce soit en réunion de groupe ou face aux caméras, il n’avait qu’une parole." 

Les pensées de Christian Jacob, actuel président des Républicains, vont à la famille du défunt. 

"Je perds un ami de longue date", assure ce dernier, qui vante également "un orateur d’exception et un infatigable combattant politique. Aujourd’hui, une grande voix s’est éteinte", estime-t-il. 

De son côté, la député européenne Nadine Morano évoque "un choc."

"Je perds un ami aux convictions profondes, un député dont la voix puissante portait haut les arguments. Ancien ministre, il manquera à notre famille politique et à l’Assemblée nationale", s'attriste-t-elle. 

Plus au centre, François Bayrou, le maire de Pau, évoque lui aussi la mort "d'un ami", emporté "par cette saloperie." 

"Qu'importe ce que la politique peut en dire, il était mon ami et j'étais le sien, depuis nos vingt ans. Et tous les deux nous le savions", a écrit ce dernier, toujours sur Twitter. 

Au sein de la majorité présidentielle, c'est le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui a fait part de sa grande tristesse. 

"C’est l’esprit d’un combattant aux fortes convictions qui nous quitte. J’exprime mes sincères condoléances à sa famille, à ses amis et à ses collaborateurs", écrit-il. 

L'actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo, s'est également exprimée. 

"Nous étions rarement d’accord, mais j’avais pour lui un profond respect. J’aimais son humour et sa forte personnalité. Aujourd’hui mes pensées émues vont à sa famille et à ses proches", assure-t-elle. 
Hugo Septier