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Morin propose de passer aux 39h payées 35

Emploi et croissance: Hervé Morin propose de passer aux 39h payées 35

Emploi et croissance: Hervé Morin propose de passer aux 39h payées 35 - -

La proposition du jour est signée d'Hervé Morin dans Les Echos. Le président du Nouveau centre souhaite aussi la "mise en place d'un contrat de travail unique"

Un "contrat de travail unique" et le passage aux 39 heures payées 35 sont les pistes qu'avance le président Nouveau Centre Hervé Morin pour améliorer l'emploi et la croissance, dans une interview publiée mardi dans Les Echos.

D'abord interrogé sur la capacité du "Pacte de responsabilité" à améliorer l'emploi et la croissance, Hervé Morin fait un constat sans appel: "je n'y crois pas. La question fondamentale est que la France souffre d'un vrai problème de compétitivité, qui n'est pas seulement lié à la question du coût du travail."

"La France n'est plus compétitive dans son espace économique : on le voit avec sa balance commerciale, une croissance des entreprises moins forte qu'ailleurs, des taux de marge inexistants, un sous-investissement", ajoute le président du conseil national de l'UDI. "Je défends l'idée d'un vrai choc de compétitivité, autour d'une politique libérale, qui dit aux Français: c'est par l'amélioration des conditions de production que l'on fera la meilleure des politiques sociales, c'est-à-dire le retour au plein-emploi!"

"Les François sont prêts"

"Les Français découvrent les vertus des entreprises qui marchent, ils sont prêts à voir leurs services publics réduits car ils ont compris que le système actuel ne marche plus", assure l'ex-ministre de la Défense.

"D'abord, première mesure, il faut le passage à 39 heures payées 35!", s'exclame-t-il. "Est-ce que notre destin est de voir notre pouvoir d'achat se réduire, un chômage massif, des prélèvements obligatoires augmenter pour un déficit qu'on n'arrive plus à réduire car il n'y a pas assez de production? Ou essaie-t-on de renverser la vapeur?", s'interroge-t-il.

Hervé Morin prône également "une réduction des charges sociales avec une baisse des cotisations patronales familiales" et la "mise en place d'un contrat de travail unique". "Pour que les entreprises n'aient plus peur d'embaucher, il faut aussi qu'elles puissent licencier", affirme Hervé Morin.

H.F. avec AFP