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Hervé Morin veut "faire de l'UDI un parti d'alternative"

Hervé Morin, le candidat à la présidence de l'UDI, sur le plateau de BFMTV, mardi 24 juin 2014.

Hervé Morin, le candidat à la présidence de l'UDI, sur le plateau de BFMTV, mardi 24 juin 2014. - -

Le candidat à la présidence de l'UDI, Hervé Morin, était l'invité de BFMTV et RMC, mardi matin. Présidence de l'UDI, retour de Jean-Louis Borloo et de Nicolas Sarkozy... Voici ce qu'il fallait retenir de son interview.

Hervé Morin est en campagne pour la présidence de l'UDI. Officiellement candidat depuis lundi, l'ancien ministre a développé sa vision d'une UDI rénovée. "Il faut faire de l'UDI un parti de gouvernement, un parti d'alternative, de gouvernement. Faire autre chose que l'éternel balancier entre l'UMP et le Parti socialiste", a-t-il insisté sur BFMTV et RMC, mardi matin.

"On peut avoir des élections politiques propres"

Hervé Morin est la troisième candidature annoncée à la succession de Jean-Louis Borloo, après le député Jean-Christophe Fromantin et le tandem Yves Jégo et Chantal Jouanno. Le député Jean-Christophe Lagarde est aussi pressenti pour se lancer. La date de limite de dépôt des candidatures a été fixée au 13 juillet. L'élection aura lieu en octobre, le congrès est prévu le 15 novembre.

"On va vous montrer une chose: c'est qu'on peut avoir des élections politiques propres. Ca change des autres", a lancé Hervé Morin, évoquant les précédentes élections à "l'UMP et au PS".

2017? "Pas une priorité" pour Morin

Puis, interrogé sur ses propres ambitions présidentielles, Hervé Morin a balayé toute "obsession" pour ce scrutin qui rend selon lui "dingo le système politique français", et envoyant au passage une pique à "l'UMP, devenue une addition des ambitions présidentielles".

"Ce n'est pas ma priorité", a-t-il ajouté, concédant "être le mieux placé" mais évoquant un devoir de responsabilité. "Être responsable, ce n'est pas de créer un 21 avril à l'envers. Le président de l'UDI, plutôt que de partir dans une aventure personnelle à la présidentielle, doit d'abord construire une équipe politique", a poursuivi Hervé Morin.

Il faut dire que l'ancien ministre de la Défense avait été tenté par une candidature, en 2012, avant de se retirer finalement. "Je pensais qu'en 2012, il y avait un message de centre-droit, moderne, à apporter. Je me suis trompé. C'est un long chemin pour que vous entriez dans l'inconscient collectif du pays", a-t-il reconnu.

Le retour de Sarkozy... et de Borloo

Enfin, Hervé Morin n'a pas voulu tourner la page Jean-Louis Borloo, qui a quitté ses fonctions le 6 avril dernier. "Je suis sûr que Jean-Louis Borloo reviendra dans le débat d'idées, mais pas à la présidence d'un parti. Je le souhaite", a-t-il déclaré. "La politique ça manque, c'est de la coke."

Et ce retour espéré pourrait s'accompagner d'un autre retour, celui de Nicolas Sarkozy. "Il n'y a pas d'autre candidat à droite", a estimé Hervé Morin.

S. C.