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François Bayrou: "S'attaquer à un hôpital des enfants... Il faut savoir dire stop"

François Bayrou, président du MoDem, le 15 juin 2016.

François Bayrou, président du MoDem, le 15 juin 2016. - BFMTV

Le président du MoDem était l'invité de Ruth Elkrief mercredi soir sur BFMTV. Le maire de Pau n'a pas été tendre avec François Hollande qui a déclaré qu'il interdirait les manifestations contre la loi Travail en cas de risque d'atteinte aux biens et personnes.

La violence des casseurs lors des rassemblements anti-loi Travail est montée d'un ton ce mardi. Le président du MoDem, François Bayrou, a critiqué, chez Ruth Elkrief mercredi soir sur BFMTV, la gestion de la crise sociale par le gouvernement. Le maire de Pau a réagi à l'annonce de François Hollande qui a déclaré qu'il interdirait les manifestations contre la loi El Khomri en cas de risque d'atteinte aux biens et personnes. "La formule de François Hollande est incroyable. Les personnes et les biens sont menacés à chaque heure depuis quelques semaines", a estimé François Bayrou.

"S'attaquer à un hôpital des enfants. Quand on en arrive là, il faut savoir dire stop", a-t-il martelé. Interrogé sur ce qu'il ferait s'il était à la place de l'exécutif, François Bayrou a répondu: "j'aurais dit à l'avance que s'il y avait un débordement nouveau la manifestation serait interdite".

"Des forces dont le seul but est de détruire"

Le chef de file du MoDem a estimé que même si le droit de manifester était constitutionnel, l'état d'urgence demandait certains ajustements. François Bayrou a regretté qu'il y ait à l'intérieur des manifestations contre la loi Travail "des forces dont le seul but est de détruire" et non d'obtenir "telle ou telle décision politique ou sociale". "Leur but est de détruire la maison que nous habitons tous, parce qu'un pays c'est une maison", a-t-il souligné.

Le maire de Pau a ensuite insisté sur le poids qui repose sur les épaules des forces de l'ordre éprouvées par la vague d'attentats, les manifestations et l'Euro. "Les forces de sécurité sont à bout", a-t-il lâché. Selon lui, la question de leur présence dans les fan zones aurait pu se poser.

E. M. avec AFP