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Mineurs isolés à Calais: des parlementaires français en appellent au Royaume Uni

Un migrant inscrit un message sur un mur du terminal de ferry de Calais (photo d'illustration) -

Un migrant inscrit un message sur un mur du terminal de ferry de Calais (photo d'illustration) - - Philippe Huguen - AFP

Alors que la "Jungle" de Calais est en train d'être démantelée et que des milliers de réfugiés sont disséminés dans des centres d'accueil à travers la France, une centaine de parlementaires de gauche demandent au Royaume-Uni d'accueillir des mineurs isolés de Calais.

Ils demandent au Royaume-Uni de prendre leur part. Plus d'une centaine de parlementaires français, Parti Socialiste et Parti Radical de Gauche viennent d'adresser une lettre ouverte à la ministre de l'Intérieur britannique, Amber Ruud, pour demander au Royaume Uni d'accueillir "immédiatement" les mineurs isolés de Calais.

"La France, au terme de l'opération conduite cette semaine, aura mis à l'abri sur son territoire près de 11.000 personnes depuis Calais en un an (...) 1.500 mineurs isolés ont été mis en sécurité à Calais ces derniers jours, dans le Centre d'accueil provisoire", peut-on lire dans cette lettre communiquée samedi à l'AFP par la vice-présidente de l'Assemblée nationale, Sandrine Mazetier (PS).

"Ils ont droit à être accueillis au Royaume-Uni"

"Ces mineurs, dont l'intérêt supérieur est de gagner le Royaume-Uni, ont de plus, pour beaucoup d'entre eux, de la famille dans votre pays. (Ils) ne demandent aucune faveur: ils ont droit, selon les règlements internationaux en vigueur et selon la loi britannique, à être accueillis au Royaume Uni", poursuivent les signataires,

Parmi eux, les présidents des groupes PS à l'Assemblée et au Sénat, Bruno Le Roux et Didier Guillaume, ou encore l'ancienne ministre et actuelle présidente du PRG, Sylvia Pinel.

"Leur transfert en Grande-Bretagne est urgent. Nous vous demandons de prendre vos responsabilités et d'assumer à votre tour votre devoir moral en organisant immédiatement leur accueil sur votre sol", insistent les signataires.

Marine Henriot avec AFP