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Meeting du PS à Paris pour l'accueil des réfugiés, des militants perturbent la réunion

La maire de Paris, Anne Hidalgo, lors d'un meeting du PS en faveur de l'accueil des réfugiés, le 8 septembre 2015 au Cirque d'Hiver à Paris

La maire de Paris, Anne Hidalgo, lors d'un meeting du PS en faveur de l'accueil des réfugiés, le 8 septembre 2015 au Cirque d'Hiver à Paris - Jacques Demarthon, AFP

Quelques centaines de personnes ont participé mardi soir à Paris, en présence de plusieurs personnalités politiques, à un meeting du PS en faveur de l'accueil des réfugiés qui a été perturbé dans les premières minutes par les membres d'un collectif d'aide aux migrants.

Le maire de Paris, Anne Hidalgo, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ainsi que le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, étaient présents au Cirque d'Hiver, a constaté l'AFP. "La gauche s'est engagée" en faveur des migrants, avait assuré Jean-Christophe Cambadélis devant la presse peu avant le début de la réunion.

Le meeting a toutefois été perturbé. La présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), Laura Slimani, venait de prendre la parole au début du meeting quand des membres du collectif "La Chapelle-Austerlitz" d'aide aux migrants se sont mis à scander "Honte au PS". Une vingtaine de personnes ont été fermement évacuées par le service d'ordre du parti.

Valérie Osouf, membre active du collectif, s'est indignée devant la presse: "le PS ose se prévaloir d'un accueil digne des réfugiés. Cela fait trois mois que nous faisons le boulot de l'Etat à sa place", a déclaré cette militante qui s'occupe de plusieurs centaines de migrants dans un collège désaffecté du 19e à Paris. "J'ai voté pour François Hollande au deuxième tour en 2012, on ne m'y reprendra jamais", a-t-elle ajouté.

Quelques instants plus tard, une femme a également été évacuée des tribunes, lors de l'intervention d'Anne Hidalgo, ont constaté des journalistes. La manifestante interpellait le maire de Paris, demandant "pourquoi les enfants ne sont pas hébergés? Pourquoi les familles restent dans la rue?".

la rédaction avec AFP