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Marine Le Pen candidate en 2022? "Ma décision est prise" 

Lors de ses vœux à la presse, la présidente du Rassemblement national a assuré que sa décision était "réfléchie". Son entourage affirme qu'elle se donne un an pour préparer son projet d'ici le congrès du RN, prévu courant 2021.

Ce jeudi, lors de ses vœux à la presse au siège du Rassemblement national, à Nanterre (Hauts-de-Seine), Marine Le Pen a déclaré que sa candidature pour l'élection présidentielle de 2022 ne faisait "aucun doute".

"Ma décision a été réfléchie, mais elle est prise. Mon projet est d'aller vers un projet d'unité nationale, autour d'un grand dessein français, d'un grand projet fédérateur qui puisse réunir les Français d'où qu'ils viennent, d'un projet de grande alternance pour remettre le pays sur pied", a-t-elle déclaré aux journalistes.

Et d'ajouter:

"Les raisons profondes de cette décision d'être candidate, vous l'avez compris, ne fait planer aucun doute sur ma volonté de victoire."

"Le duel nationaux/mondialistes est engagé"

Selon un membre du proche entourage de la candidate auprès de BFMTV.com, le timing est "parfait".

"Elle se prépare, puis se présente devant le mouvement avec un projet présidentiel que les militants sont invités à valider et amender avant que la vraie campagne ne démarre. Cela me semble sain et démocratique", estime-t-il.

En 2021, soit un an avant le scrutin, le RN organisera son congrès, lors duquel le "projet" mariniste est censé être avalisé. Interrogé sur ce départ inhabituellement précoce - pour l'élection de 2017, Marine Le Pen s'était déclarée en février 2016 - notre source persiste:

"On ne va pas se raconter d'histoire, le duel nationaux/mondialistes (Macron contre Marine) est engagé. La question, c'est celle du projet. Un an pour l'élaborer, un an pour le présenter."

Si la patronne du RN est la première dirigeante politique de premier plan à déclarer sa candidature pour 2022, d'autres personnalités moins visibles l'ont précédée. Sur Sud Radio, le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle a affirmé en novembre dernier que, moyennant financement et "bonne santé", il se représenterait. Idem pour le souverainiste François Asselineau, qui l'avait annoncé durant l'un des débats précédant les élections européennes. 

Jules Pecnard