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"Manifester, ce n'est pas casser": après plusieurs appels au calme, le gouvernement publie un clip

Le clip du gouvernement sur le droit de manifester.

Le clip du gouvernement sur le droit de manifester. - Capture Twitter

Alors que la journée de mobilisation de samedi s'annonce à hauts risques, l'exécutif et le gouvernement multiplient les appels au calme.

"Manifester est un droit. Alors sachons l'exercer." A moins de 24 heures d'une mobilisation à hauts risques des gilets jaunes, le gouvernement rappelle dans un clip diffusé vendredi sur les réseaux sociaux que "manifester, ce n'est pas casser".

La vidéo s'ouvre sur l'image de gilets jaunes manifestant dans le calme. "L'expression des revendications est fondamentale en démocratie", peut-on lire alors que défilent les images de manifestations, parfois anciennes, notamment de camions des forces de l'ordre traversant une foule les applaudissant.

"Ce n'est pas casser notre patrimoine"

"Mais manifester ce n'est pas casser", poursuit le clip. "Ce n'est pas casser notre patrimoine", insiste-t-il, alors qu'apparaît l'image du visage détruit d'une Marianne de l'Arc de Triomphe qui a fait le tour du monde après les violences lors de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris le 1er décembre dernier.

Ce n'est pas non plus "casser nos commerces", "nos biens", ni "notre République", ou "soi-même se mettre en danger", énumère la vidéo, sur fond d'images de dégradations, de heurts et de biens incendiés lors de manifestations des gilets jaunes.

Le clip, d'une trentaine de secondes, se clôt sur un appel à "respect(er) les règles du droit de manifester", consultables sur le site www.service-public.fr. Le gouvernement a multiplié ces derniers jours les appels au calme à l'approche d'une nouvelle journée de mobilisation samedi des gilets jaunes, alors que la précédente, le 1er décembre, avait donné lieu à une explosion de violences à Paris.

"Tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser" samedi, a déclaré vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, justifiant un dispositif sécuritaire "de grande envergure".

Charlie Vandekerkhove avec AFP