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Malek Boutih prône une "vraie offensive antiracaille dans les banlieues"

Malek Boutih a prôné ce jeudi "une vraie offensive antiracaille dans les banlieues". (Photo d'illustration)

Malek Boutih a prôné ce jeudi "une vraie offensive antiracaille dans les banlieues". (Photo d'illustration) - AFP

Le député PS Makel Boutih appelle ce jeudi à une "vraie offensive antiracaille dans les banlieues", alors que les policiers manifestent après la violente agression de quatre d'entre eux, à Vitry-Châtillon.

"Il faut arriver à isoler les voyous aujourd'hui du reste de la population et de la jeunesse. il y a une vraie offensive antiracaille à avoir dans les banlieues", a déclaré Malek Boutil ce jeudi, sur RTL.

L'ancien président de SOS Racisme ajoute: "Ce n'est pas qu'une question de moyens. Ce qui a changé, c'est le niveau de violence, le terrorisme, et cette frange de population qui veut tuer un policier".

Malek Boutih a évoqué un "nouveau gangstérisme né de la prohibition de la drogue, de l'abandon des territoires, d'une décentralisation qui fait qu'on a des élus locaux parfois, soit qui parlementent avec les voyous, soit les laissent faire, soit qui disent 'Il me faut de l'argent, de l'argent'".

Un ministre de l'Intérieur "dévoué à sa tâche"

Le député de l'Essonne a également rendu hommage à Bernard Cazeneuve. "D'abord, il y a un ministre de l'Intérieur, tout le monde le reconnaît, qui travaille vraiment beaucoup, qui est dévoué à sa tâche, qui n'en fait pas une carrière politique. Pour un ministre de l'Intérieur, ça change un peu quand même".

S'agissant des manifestions de policiers, "c'est normal que les mecs aient les boules, qu'ils aient peur, on doit les protéger. Il y a toujours un peu d'organisation derrière, je suis un militant, je sais comment ça se passe". Il poursuit: "Il y a peut-être des gens d'extrême droite qui chauffent, il y en a toujours, mais je ne pense pas que ce soit le coeur des mécontentements", jugeant que la phrase prononcée par Jean-Christophe Cambadélis ce mercredi n'était "pas délicate".

"Qu'on s'occupe de tous les jeunes de banlieue qui, eux, ne sont pas des voyous. Tous ceux dont on ne parle jamais", a-t-il lancé.

A.Mi avec AFP