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Macron se défend sur sa loyauté envers Hollande

Emmanuel Macron, le 14 novembre 2015.

Emmanuel Macron, le 14 novembre 2015. - Stéphane de Sakutin - AFP

L'ancien ministre rejette l'accusation de déloyauté lancée par Alain Juppé, et rappelle sa loyauté à "ses engagements et ses idées pour le pays".

Emmanuel Macron le sait: un mois après sa démission du gouvernement, les accusations de déloyauté envers François Hollande ne font que commencer. Mais l'ancien ministre n'a pas l'intention de se justifier éternellement. Interrogé sur RTL au lendemain de son meeting strasbourgeois, il rappelle: "qu'est-ce que la loyauté? C'est une fidélité à ses valeurs, à son pays, à ses proches, à celles et ceux à qui on tient". 

"Est-ce que je suis un politique qui a construit une carrière dans le sillage de quelqu'un? Non. J'ai accompagné en 2011 François Hollande et j'en suis fier. Il m'a confié des responsabilités qui m'ont conduit à faire des choix professionnels et personnels pour le suivre, puis à quitter l'Elysée. Lorsque j'ai été appelé ministre, avec beaucoup d'honneur j'ai servi, en étant très clair sur mes idées, mes objectifs et ma volonté de réformer", poursuit l'ancien ministre de l'Économie. "On ne peut pas prétendre être loyal en considérant appartenir à un clan, qu'on est dans une fidélité vassalique. On est loyal quand on est conforme à ses engagements, idées, à ce qu'on croit bon pour le pays", insiste-t-il.

Ce reproche de déloyauté, lancé notamment par Alain Juppé, agace Emmanuel Macron. "Cela me met en colère, c'est le reproche d'un système qui s'organise lui-même, déploie ses propres anticorps et considère que les nouveaux entrants n'ont pas de place, qu'il ne faut pas les déranger".

A. K.