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Macron favorable à un référendum sur des propositions de la Convention citoyenne sur le climat

Depuis 18h30 ce vendredi, Emmanuel Macron est face aux 150 Français de la Convention citoyenne sur le climat (CCC). Il assure que "quelques mesures" pourront faire l'objet d'un référendum.

Emmanuel Macron s'est déclaré en faveur d'un référendum sur certaines des propositions que fera la Convention citoyenne sur le climat (CCC) lors de sa première rencontre vendredi soir avec les 150 Français participant à cette convention.

Un référendum sur "quelques mesures"

"Je pense qu'il faut sur quelques mesures en appeler à un référendum, car c'est ce qui permettra de partager avec tout le monde la préoccupation sur le sujet", a-t-il dit lors d'une séance de questions-réponses avec les membres de la Convention dans l'hémicycle du Cese (Conseil économique, social et environnemental) à Paris.

Ce rendez-vous se tient à la demande des membres de la CCC qui voulaient interroger le chef de l'Etat alors qu'ils planchent depuis quatre mois sur les moyens de "réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici à 2030 par rapport à 1990".

Après avoir prononcé quelques mots d'introduction, le président répond depuis 18h30 aux questions des participants.

"L'objectif est d'échanger", avait souligné l'entourage du président, "pas d'influencer les travaux de la Convention".

La promesse d'une "reprise sans filtre"

Le 25 avril 2019, Emmanuel Macron avait déclaré: "Ce qui sortira de cette Convention, je m'y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe".

Vendredi, la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne a renouvelé l'engagement du président sur cette "reprise sans filtre". Le délégué général du mouvement présidentiel LREM, Stanislas Guerini a évoqué le recours à un référendum pour valider certaines propositions.

Le week-end doit être consacrée à examiner les premières propositions avec l'objectif de les finaliser pour le début du mois d'avril. En présentant ses voeux aux Français le 31 décembre, Emmanuel Macron a indiqué qu'il lui reviendrait d'"affirmer au printemps des choix nouveaux et forts" pour "réduire nos émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le réchauffement climatique mais aussi pour oeuvrer en faveur de la biodiversité".

Les élus LaREM inquiets de propositions trop radicales 

D'ores et déjà, certains élus de la majorité expriment leurs craintes que certaines propositions de la Convention ne soient trop radicales ou coûteuses. De leurs côtés, les ONG de défense de l'Environnement, membres du Réseau Action Climat (RAC), ont dénoncé vendredi le "grand écart" entre les "petits pas" du gouvernement pour le climat et les discours d'Emmanuel Macron". "Les mauvais résultats" enregistrés "au niveau national mettent en péril sa crédibilité et celle de la France", ont-ils regretté.

Conscient de sa difficulté à convaincre l'opinion de sa "conversion" environnementale, le chef de l'Etat a affirmé, dans ses voeux, la volonté de faire de 2020 "l'année où un nouveau modèle écologique doit se déployer". "Nous devons accélérer à toutes les échelles: locale, nationale, européenne et internationale", a ajouté Emmanuel Macron, qui accueillera à Marseille en juin le Congrès mondial de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

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Emmanuel Macron

E.P avec AFP