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Macron estime que les mesures anti-Covid en France ne constituent pas "une privation de libertés"

Emmanuel Macron a accordé un long entretien à "L'Express", publié les 22 et 23 décembre 2020.

Emmanuel Macron a accordé un long entretien à "L'Express", publié les 22 et 23 décembre 2020. - Thomas COEX © 2019 AFP

Le chef de l'État a accordé un long entretien à L'Express, dans lequel il évoque notamment les restrictions décidées pour endiguer la propagation du Covid-19.

"Malaise français", "esprit de capitulation": Emmanuel Macron pose un diagnostic sévère dans un entretien accordé à L'Express, dont le deuxième volet a été mis en ligne ce mercredi matin. Notamment interrogé sur le fait que la France était pointée par des intellectuels qui voient dans l'Hexagone un "déclin" voire "la réduction de nos libertés", Emmanuel Macron a fustigé un "hyper relativisme contemporain",

"On perd tous les repères jusqu'à affirmer que la France vit une crise des libertés, en nous caricaturant comme un pays qui s'effondrerait sur lui-même. Là-dessus, soyons clairs, il faut essayer de garder un solide bon sens et ne pas tout confondre", a estimé le chef de l'État, avant de dresser un parallèle avec la crise sanitaire liée au Covid-19 et les mesures de restriction inédites qui ont été prises pour l'endiguer.

"Ma liberté ne vaut rien si c'est la liberté d'infecter l'autre"

"Pendant la crise sanitaire, ce que nous avons fait n'est pas une privation de libertés. Nous avons librement et collectivement consenti à réduire certaines de nos capacités à faire, à interagir pour protéger les autres", a-t-il poursuivi, en allusion aux mesures de confinement, décidé à deux reprises, ou de couvre-feu, en vigueur à l'heure actuelle.

Pour Emmanuel Macron, "une espèce de fantasme consisterait à dire que la liberté est un absolu qui ne connaît pas de contraintes. Ma liberté ne vaut rien si c'est la liberté d'infecter l'autre, elle ne se tient que dans un système de responsabilités".

A contrario, "nous avons collectivement montré un humanisme véritable en renonçant à des plaisirs, à des facilités, pour protéger les plus faibles, nos soignants et notre système de soins parce que la liberté ne vaut que quand la liberté des autres s'articule", analyse le président de la République.
Clarisse Martin Journaliste BFMTV