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Livre de Trierweiler: "De quel côté est la vérité?"

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, ce mercredi 3 septembre sur BFMTV.

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, ce mercredi 3 septembre sur BFMTV. - BFMTV

En cette journée test pour les nouveaux rythmes scolaires, la ministre de l'Education était l'invitée de BFMTV. Elle est notamment revenue sur les charges dont elle a fait l'objet, et sur le livre-confession de Valérie Trierweiler.

Rentrée mouvementée pour la ministre de l'Education. Najat Vallaud-Belkacem, au centre de l'attention avec la généralisation contestée des nouveaux rythmes scolaires, a aussi subi la charge, cette semaine, de journaux de droite et d'extrême droite. Invitée de BFMTV, elle a dénoncé une "volonté de destabilisation" et s'est montrée ferme à l'égard des élus qui ne respecteraient pas la loi.

> "Une volonté de destabilisation"

"L'Ayatollah. Enquête sur la ministre de la Rééducation nationale", titre en couverture l'hebdomadaire conservateur Valeurs actuelles. Le journal d'extrême droite Minute a récidivé en fustigeant la nomination d'une "marocaine musulmane à l'Education". "Ca révèle le rapport compliqué que certains ont avec la féminité, la jeunesse et l'idée que ce pays soit composé d'origines diverses", a commenté ce mercredi Najat Vallaud-Belkacem, Franco-Marocaine de 36 ans.

Pour la ministre, première femme nommée rue de Grenelle, "il y a une volonté de déstabilisation." "Ils pensent peut-être que je vais répondre par l'hystérie... Ils ne me connaissent pas. Rien ne m'est plus étranger que l'hystérie. Moi, je me concentre sur la rentrée", a-t-elle affirmé calmement.

> "Je recevrai les maires qui respectent la loi"

Najat Vallaud-Belkacem a néanmoins adopté un ton ferme face aux maires frondeurs sur l'application des nouveaux rythmes scolaires. Ce premier mercredi matin d'expérimentation des nouveaux rythmes, certains avaient en effet décidé de ne pas ouvrir les écoles. "Dans chaque commune concernée, j'ai demandé à ce que les préfets saisissent le tribunal administratif pour enjoindre les maires à respecter la loi", a-t-elle signalé, promettant aux récalcitrants "des astreintes financières". "Le maire devra payer une amende pour chaque heure où il ne respecte pas la loi, c'est la règle."

La ministre a aussi tenu à minimiser l'ampleur de la fronde: "Vingt communes qui résistent sur 24.000 concernées par les nouveaux rythmes!... Je leur demande simplement de revenir à la raison, aux élus concernés. La réforme a été adoptée: il faut qu'elle s'applique."

Quant au maire contestataire d'Yerres, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignant, qui demandait à être reçu pour en discuter, elle a rétorqué qu'elle "recevrait les maires qui respectent la loi".

> "Le privé devrait toujours rester le privé"

C'est également avec sévérité que Najat Vallaud-Belkacem a jugé la parution du livre de l'ex-compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler. "Le privé devrait rester privé."

Quant à savoir ce qu'elle pense du jugement acerbe de l'ex première dame sur le président en exercice? "La vie privée ne m'intéresse pas. Un responsable politique doit se juger sur ses actes, pas sur des propos rapportés. (...) De quel côté est la vérite? Je ne me suis pas immiscée dans la vie privée de ce couple", a-t-elle rétorqué. D'ailleurs, elle l'assure, "François Hollande est un féministe".

Mathilde Tournier