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Les temps forts du meeting de François Fillon à la Villette en 5 vidéos

François Fillon ce dimanche à Paris

François Fillon ce dimanche à Paris - (Image fournie par le candidat)

François Fillon s'est montré offensif ce dimanche depuis la Porte de la Villette à Paris. Contre ceux qui attaquent son épouse et contre ses adversaires politiques. Comme pour démontrer que cette semaine marquée par les révélations du "Canard Enchaîné" ne l'avait pas atteint, mais rendu plus fort encore.

Le candidat de la droite et du centre a débuté son premier grand meeting de campagne en balayant les révélations du "Canard Enchaîné" sur l’activité de son épouse en tant qu’attachée parlementaire :

"Je n'ai peur de rien, j'ai le cuir solide (…) Je veux dire à Penelope que je l'aime. Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont choisi de nous jeter aux loups", a-t-il lancé avec assurance.

L'émotion de Penelope Fillon

Avant de débuter ce grand rassemblement, François Fillon et Penelope Fillon sont arrivés ensemble et ont reçu les ovations des militants. Au nombre de 15.000, selon le candidat. Penelope Fillon est apparue émue par ce soutien appuyé par les applaudissements.

Mettre fin au chaos

François Fillon a ensuite appelé à "une justice ferme et rapide", à une "immigration réduite à un strict minimum", à une "France unie (qui) n’est pas une addition de communautés et de clans". 

Il s’en est aussi pris à Jean-Luc Mélenchon, "le Fidel Castro de Youtube" et à François Hollande, accusé d'être le responsable du "chaos français".

"Le chaos français, c’est en plein état d’urgence, des forces de l’ordre mobilisées pour encadrer le camping sauvage de Nuit debout. C’est la construction d’un aéroport à Nantes toujours bloquée par des hors la loi", a-t-il notamment dénoncé. Je veux remettre de l’ordre dans le chaos français."

Une vision de l'Islam

Le candidat a dit vouloir mettre en place "un strict contrôle administratif du culte musulman tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé". Et de poursuivre : 

"Le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme ne dénoncent pas les valeurs de la République. Après bien des affrontements, ces religions vivent en paix avec la République, avec la laïcité qui est notre protection commune. Ma vision des choses est très claire : la religion musulmane doit accepter sans condition tout ce que les autres religions ont accepté par le passé."

Macron en prend pour son grade de réformateur

François Fillon a enfin réservé une lourde charge à Emmanuel Macron :

"Il dit avoir un projet, je l’attends. Il dit être réformateur, il l’est moins que moi (…) Macron c’est le sortant, Macron c’est le bilan de Hollande. Macron c’est surtout le prototype des élites qui ne connaissent pas grand chose à la réalité profonde de notre pays"

> A voir aussi : le discours de François Fillon en intégralité

Cédric Cousseau