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Violences à Dijon: Jacob écrit à Philippe pour réclamer "des mesures fortes"

Christian Jacob déplore le "silence" du Premier ministre qui selon lui "résonne comme un aveu d'impuissance coupable" face aux rixes qui se sont multipliées à Dijon comme à Nice.

Face aux rixes violentes qui se multiplient à Dijon et à Nice, la droite veut monter au créneau. Le président des Républicains Christian Jacob a écrit ce mardi au Premier ministre pour lui demander de "réaffirmer sans ambiguïté" son soutien aux forces de l'ordre et "prendre enfin des mesures fortes" face à l'"explosion de violences dans plusieurs quartiers".

"Ces images insoutenables, à Dijon et à Nice, sur fond de communautarisme délétère, montrent des individus cagoulés, portant des armes lourdes, semant la terreur et imposant leur loi, dans la plus grande impunité", affirme le député LR de Seine-et-Marne dans cette lettre à Édouard Philippe.

"Aveu d'impuissance coupable"

"À l'heure où notre pays traverse une crise inédite, nous ne pouvons y ajouter un climat mêlant la division au chaos", ajoute-t-il, alors que la préfecture de Côte-d'Or est secouée de tensions sur fond d'expéditions punitives depuis le weekend.

Une fusillade dans un quartier de Nice gangrené par le trafic de drogue a par ailleurs fait trois blessés dans la nuit de dimanche à lundi, quelques jours après d'autres incidents par arme blanche et arme à feu.

Christian Jacob déplore le "silence" du Premier ministre qui selon lui "résonne comme un aveu d'impuissance coupable". "Vous devez réaffirmer sans ambiguïté votre soutien plein et entier à nos forces de l'ordre", ajoute-t-il.

"Suspension des aides sociales"

Les Républicains appellent "solennellement" le Premier ministre à "apporter une réponse à la hauteur des enjeux" et à "prendre enfin des mesures fortes", ajoute cette lettre, qui évoque une "expulsion des étrangers à l'origine de ces exactions", des "peines de prison exemplaires", la "suspension des aides sociales pour les fauteurs de troubles".

"Votre mobilisation pour la campagne municipale au Havre ne vous exonère en rien de votre rôle de garant de la sécurité de nos concitoyens et de la cohésion nationale", ajoute Christian Jacob, dans une pique à la présence régulière du Premier ministre dans son fief du Havre, notamment ces deux derniers weekends.

Mais "notre famille politique ne saurait se résoudre à voir les valeurs de la République bafouées et l'autorité publique ainsi foulée aux pieds", conclut le président de LR.
JP avec AFP